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CONFERENCE EN LIGNE : les traumas de l’intime

CONFERENCE EN LIGNE : les traumas de l’intime

La rentrée est l’occasion de venir découvrir ce que sont les traumas de l’intime et surtout de découvrir la manière dont on peut les accompagner.

RDV le mardi 14 septembre à 20h pour une conférence en ligne sur le thème : Les traumas de l’intime : accompagner la guérison.

Inscription obligatoire ici : https://coeurpivoine.learnybox.com/…/les-traumas-de-l…/

Pourquoi une formation sur les traumatismes de l’intime ?

Pourquoi une formation sur les traumatismes de l’intime ?

Lorsque j’ai commencé à me former sur le sujet des violences sexuelles, ça n’était pas pour devenir thérapeute. C’était pour moi. Pour comprendre ce que j’avais vécu. Pour comprendre avec les mots de la science, de la psychologie ce qui m’était arrivé, ce que je vivais dans mon corps. Pourquoi j’étais si mal. Pourquoi je ne sentais plus des parties de mon corps.

Ces compréhensions spécifiques, dans le domaine des violences sexuelles, dont j’avais été victime, ont été une révélation. Je comprenais enfin que c’était « normal » d’être si mal. D’avoir eu envie de mourir. De sentir autant de tristesse. De me dissocier de mon corps. De ne pas réussir à m’aimer, à me sentir aimée. Bref, que c’était le chaos en moi. Tout cela était « normal ». Je vivais, comme le dit le Dr Salmona, les conséquences normales de ces violences anormales.

Les prochaines sessions de formation en ligne qui s’ouvrent les 4 octobre et 22 novembre ont pour objectif de transmettre aux futurs thérapeutes ou aux professionnels déjà établis des connaissances techniques, spécifiques sur la prise en charge des victimes de violences sexuelles. Pourquoi ? Car ça ne s’improvise pas et que ces connaissances aident vraiment et soutiennent enfin les victimes. Cette formation est une formation dense et longue, qui dure 9 mois. Elle est complète et vous permet ensuite d’exercer en tant que thérapeute psycho-corporel.

Quand j’entends qu’un thérapeute ose dire à une personne que le frère a violé, que c’est tout à faire normal, qu’il s’agit de l’amour entre frère et soeur, sans prendre en compte la réalité juridique de ces faits de violences, ni la réalité des conséquences psychotraumatiques, j’aimerais inviter ce thérapeute à se former.

Tous les professionnels du soin et de la santé devraient posséder une base de connaissances communes sur le droit pénal. Savoir ce que sont les différents types de violences et le fait qu’ils n’ont pas le droit de se substituer à la loi, qu’ils doivent aussi la respecter et rapporter toutes les informations qui puissent empêcher de nouvelles violences d’être commises. Le sujet du signalement est un indispensable qui est aussi abordé dans mes formations.

Pour les thérapeutes qui veulent avoir une base fondamentale sur les violences sexuelles j’ai créé la formation Ecoute Active une formation sur 4 semaines, courte et concise, pour acquérir les notions importantes sur les violences sexuelles, savoir comment écouter une victime, quoi lui dire, ne pas lui dire, l’aider à renouer avec son corps. Le programme est conçu comme un indispensable à connaître pour tous les professionnels en contact avec des personnes ayant été violées ou agressées sexuellement.

La semaine 1 aborde les compréhensions fondamentales sur les violences sexuelles et le savoir être face aux violences. La semaine 2 explique quelle est la bonne posture d’écoutant ainsi que celle de l’accompagnant. La semaine 3 explique la stratégie de soutien que l’on doit mettre en place pour aider toute victime de violences sexuelles et les protections psycho-corporelle, judiciaire, sociale et médicale à mettre en oeuvre. La semaine 4 apprend ce qu’est un traumatisme de l’intime et quelles sont les principales conséquences psychotraumatiques. Grâce à cette formation, un thérapeute n’est plus démuni face à une victime.

La formation comprend aussi un modèle de dépôt de plainte au procureur de la République, une trame de signalement pour des faites commis sur des mineurs, un modèle d’ordonnance de protection, le livret juridique Faire valoir vos droits du CFCV, une fiche technique sur la CIVI Commission d’indemnisation des victimes d’infractions et la fiche des liens utiles et numéros indispensables que vous pourrez transmettre à toute victime qui vient vous rencontrer.

J’offre la formation Ecoute Active à toutes les personnes qui s’inscrivent à la formation Devenir thérapeute psycho-corporel.

Il n’y a pas un jour où depuis que j’ai été thérapeute spécialisé dans les traumatismes de l’intime où je ne constate que le fait d’avoir des connaissances juridiques, sociales, médicales, en psychotraumatologie et en psycho-corporel porte ses fruits pour les victimes.

Encore ce matin, j’étais contactée par un ancien client qui me rapportait la suite de son dépôt de plainte et tenait encore une fois à me remercier pour tout ce que j’avais fait pour lui. Il s’est libéré. C’est son miracle. Je n’ai été qu’un coup de pouce. Tous les professionnels formés pourront l’être aussi.

Les amnésies physiologiques

Les amnésies physiologiques

« Mais Maman, je te dis que si, je me souviens quand j’avais 2 ans, je me souviens ce qu’il m’a fait ! Il m’a violé ! »

Beaucoup de personnes ont des souvenirs avant l’âge de trois ans. Beaucoup sont aussi en amnésie. On parle alors d’amnésie physiologique, c’est-à-dire dû au petit âge.

Sur son site Mémoire Traumatique.org, le Dr Muriel SALMONA l’explique très bien :

« les amnésies physiologiques sont liées à l’âge, à la prise de toxiques ou à des démences. Avant 2-3 ans, un enfant n’a pas de mémoire autobiographique, cela est dû à une immaturité de son circuit d’intégration de la mémoire, particulièrement de l’hippocampe qui est assimilable à un logiciel permettant de traiter des faits biographiques, de les encoder, de les stocker dans le « disque dur » du cerveau et donnant la possibilité d’aller les rechercher ensuite pour s’en souvenir. L’enfant de moins de 2-3 ans est dépendant des adultes pour avoir accès à son histoire, exceptionnellement il peut avoir des souvenirs qui remontent à 12-18 mois, en revanche il a une mémoire émotionnelle somatique et sensorielle qui fonctionne. Par conséquent, s’il a subi des violences il n’en a pas de mémoire autobiographique, mais il en a une mémoire traumatique somatique (douleurs, perceptions), émotionnelle (peur, angoisses), sensorielle (flash-back, « hallucinations » visuelles, auditives, olfactives, cénesthésiques). De même pour une personne qui s’est retrouvée sous l’emprise de toxiques à hautes doses (GBH, et autres benzodiazépines et psychotropes, alcool, drogues) ou dans un état de démence, l’hippocampe peut être momentanément déconnecté ou altéré, les faits ne pourront pas être traités et il n’y aura pas de souvenirs autobiographiques, mais là aussi il y aura en revanche une mémoire émotionnelle traumatique. »

Un enfant peut donc aussi se souvenir de ce qu’il a vécu très petit. Et, cela va se manifester de différentes manières. L’enfant tout-petit et victime de violences sexuelles aura une mémoire traumatique somatique active. Il aura mal dans son corps. On dira souvent que c’est la croissance. Il aura une mémoire traumatique émotionnelle non comprise. Il aura des peurs incontrôlées. Des angoisses. On dira que c’est l’âge où il a peur du noir. Il aura une mémoire traumatique sensorielle dynamique. Il croira qu’il y a quelqu’un dans sa chambre, qui tire sa couette, qui dit de se taire. On dira qu’il invente, qu’il imagine, qu’il a vu ou entendu un extrait de film que regardait ses parents.

Et si on écoutait différemment nos enfants ?

Je vous invite à lire le site du Dr Salmona : https://www.memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/troubles-cognitifs-amnesie.html

Pour vous former sur l’accompagnement des victimes de violences sexuelles, c’est ici : https://coeurpivoine.learnybox.com/puissance-6-1/

4 octobre 2021 et 22 novembre 2021 : prochaines sessions de formation Trauma de l’intime

4 octobre 2021 et 22 novembre 2021 : prochaines sessions de formation Trauma de l’intime

Les prochaines sessions de la formation Trauma de l’intime : accompagner les victimes de violences sexuelles et autres traumatismes ainsi que celles de la formation Créer son activité professionnelle de thérapeute sont le 4 octobre 2021 et le 22 novembre 2021. Les deux formations durent 9 mois. Elles sont complètes et à visée pratique. Elles sont mobilisables immédiatement.

Ces formations sont références sur le site de Pôle Emploi dédié à la formation professionnelle, c’est-à-dire dans le catalogue des formations de Pôle emploi : https://candidat.pole-emploi.fr/formations

Elles sont également référencées par le GREF – Bretagne, GIP Relation Emploi-Formation qui regroupe l’ensemble des professionnels intervenant dans le champ de la formation professionnelle : dans l’onglet offre de formation, vous retrouvez les 4 sessions de formation.

Pour tous renseignements, je vous invite à consulter cette page : https://coeurpivoine.learnybox.com/puissance-6-1/

Se former sur les blessures de l’intime

Se former sur les blessures de l’intime

Je reçois de nombreuses demandes de personnes et de professionnels qui souhaitent se former sur les blessures de l’intime.

Que sont les violences sexuelles ? Comment bien les comprendre ? Comment lever les tabous ? Comment aider un corps meurtri ? Que dit la loi sur les violences sexuelles ? Dois-je faire un signalement ? Quelles sont mes obligations en tant que thérapeute ? Pourquoi soutenir les dépôts de plaintes ? Pourquoi reconnecter au corps ? Comment reconnecter au corps ? Aux parties intimes ? Comment sortir de la sexualité traumatique ? Comment retrouver des rapports sexuels apaisés ? Comment sortir de la peur ? Ressentir la paix ? Comment parvenir à s’aimer ? Comment réussir à aimer son corps ? Comment parvenir à faire les bons choix dans sa vie ? Trouver sa voie ? Sentir ce qui est bon pour soi ? S’estimer ? Se faire confiance ? Re-vivre ? Sortir de la survie ? Dire adieu à sa mémoire traumatique ? Parvenir à ne plus faire de cauchemar ? A ne plus avoir envie de mourir ? A ne plus se faire vomir ? A ne plus avoir d’addictions ? A stabiliser sa parentalité ? A être un bon parent ? A ne plus fuir ? Se cacher ? Etre terrifié ? Ne plus avoir des visions horribles ? Entendre la voix de l’agresseur ? Sentir son odeur ? Réussir à faire confiance ?

Toutes ces questions trouvent des réponses dans le programme de formation Accompagner les blessures de l’intime qui dure 9 mois et redémarre le 4 octobre. Module par module, page après page, vous accédez à toutes les compréhensions qui sont indispensables pour accompagner une victime de violences sexuelles et autres psycho-traumatismes. Au passage, vous finissez de vous réparer ; pour aller plus encore vers votre mieux être et soutenir encore mieux en thérapie vos clients, vos patients.

Le programme est dense mais indispensable, c’est bien le mot :

MODULE 1 : je vous transmets une méthode. Une Méthode unique fondée sur l’ensemble de mes apprentissages dans l’aide aux victimes et après avoir été juriste en cabinet d’avocat, auprès de juges et magistrats, après avoir travaillé en protection de l’enfance et m’être formée. Vous découvrez pourquoi tant de thérapeutes vont si mal, pourquoi on est aussi traumatisé en écoutant les histoires des autres et comment on peut s’en protéger.

MODULE 2 : Comprendre les blessures de l’intime

Je vous transmets ce que sont les blessures de l’intime et vous allez découvrir des données épidémiologiques et statistiques indispensables à connaître pour pouvoir être à même de repérer les blessures, les appréhender. Nous lèverons les tabous pour vous permettre de tout aborder avec votre client : prostitution, décalottage forcé, pédophilie etc

MODULE 3 : L’impact des blessures de l’intime

Je vous explique en détail quelles sont les conséquences générales des blessures de l’intime : l’ensemble des troubles post-traumatiques et autres conséquences psycho-traumatiques. Nous aborderons la dissociation sous l’approche de la dissociation structurelle car elle est une présentation théorique particulièrement parlante pour comprendre ce que en pratique on a du mal à voir : que la personne est dédoublée à l’intérieur d’elle-même. Je vous apprendrai aussi comment mettre en sécurité la victime. C’est ce qu’on aborde peu dans les cursus classiques ou universitaires. Ce qu’il ne faut surtout pas faire et ce qu’il ne faut pas oublier de demander à une victime.

MODULE 4 : Reconquérir le corps

Le corps, c’est autre nous ? Nous apprendrons comment avoir la bonne posture corporelle face à son client. Comment repérer les expressions du corps, que ce soit des expressions de souffrance ou de bien être et je vous transmettrai des exercices psycho-corporels pour reconnecter à son corps. Pas à pas, vous aurez à les découvrir, les vivre pour enfin les transmettre.

MODULE 5 : Comprendre les scénarios traumatiques

Une des forces de mon parcours personnel a été de comprendre que j’étais prisonnière dans mes scénarios traumatiques. Qu’est-ce qu’un scénario traumatique ? Quelles empreintes nous laissent-ils ? Comment cela fonctionne-t-il ? Comment s’en défaire ? C’est ce que vous apprendrez dans la partie consacrée au décodage traumatique.

MODULE 6 : L’inceste et la sexualité traumatique

Avoir été violée plusieurs fois ne s’aborde pas de la même manière qu’avoir été violée qu’une seule fois. Quelles sont les particularités de l’inceste ? Que devons-nous faire pour mieux l’accompagner ? Je dirais même enfin l’accompagner ? Et comment sortir de la sexualité traumatique ? Car le retentissement des violences sexuelles s’exercent principalement dans la sexualité, comment faire après les violences ? Savoir ce qu’on a envie ou pas ? Savoir dire non ? Retrouvez un oui en soi.

MODULE 7 : Le deuil traumatique

Le deuil traumatique est un sujet très important à aborder. Le fait d’avoir travaillé sur le sujet des violences sexuelles m’a amenée à accompagner le deuil lorsqu’il était traumatique. C’est le deuil qui emprisonne. Comment en sort-on ? Comment l’accompagner ? Quelles sont les modalités d’accompagnement d’un avortement ? de multiples fausses couches ? d’une interruption médicale de grossesse ? C’est tout cela que nous verrons ensemble.

MODULE 8 : Reconnecter le coeur

Je ne m’aime pas. Voici souvent la phrase qui revient dans la bouche des personnes traumatisées. En effet, comment parvenir à s’aimer et à ressentir qu’on s’aime alors qu’on a été détruit à l’intérieur ? Au moyen d’exercices psycho-corporels, il est possible d’accompagner en douceur cette reconnexion indispensable.

MODULE 9 : Conforter sa puissance d’être

Une fois le corps réparé, le coeur ressenti, alors je fais quoi ? Voici ce à quoi répond ce module 9. Et si vous êtiez bien plus ? Et si vous découvriez que vous avez plus de potentiels, de talents que ce que vous croyez ? En tant que futur thérapeute, je vous transmets des exercices psycho-corporels de reconnexion à l’âme, véritable levier pour parvenir à se choisir et faire les bons choix dans sa vie. Après la survie, l’heure est à la vie.

En fin de compte, même si mon chemin de guérison a été long, discontinu parfois, je sais que cette formation est la quintessence de ce qui me parait indispensable à transmettre. Et, c’est cela que j’ai vu porter ses fruits tant sur mes clients que sur mes stagiaires. Une révélation pour eux et pour moi. Merci de cette co-création.

Comprendre pour guérir. Données statistiques, reconnaissance d’une trouble de stress post-traumatique, approche pratique de l’aide aux victimes, stratégie des agresseurs, informations juridiques, éducation thérapeutique, gestion émotionnelle, exercices psycho-corporels, décodage traumatique, gestion de la dissociation et des réveils de la mémoire traumatique, évaluation du risque suicidaire, soutien à la parentalité, consolation du deuil, approche humaniste, écoute active, mise en sécurité de la victime, soutien judiciaire, approche spirituelle pour se reconnecter à la puissance d’être. Voilà ce que j’ai du traverser et voici mon enseignement.

Modalités pratiques, inscription, tarif, pour savoir plus, c’est ici. Les prochaines sessions démarrent le 4 octobre et le 22 novembre 2021.

Une lumière indicible

Une lumière indicible

Lorsque j’accompagnais les victimes de violences sexuelles, quelque chose revenait souvent : le besoin de trouver de la lumière au milieu des ténèbres.

Cela peut paraître douloureux et effrayant de l’écrire ainsi et pourtant c’était bien de cela dont il s’agissait. Il fallait comme rallumer la lumière car dans nos têtes tout était noir, terrifiant, figeant.

On ne se rend pas bien compte de l’extérieur ce que ça peut représenter à l’intérieur. Imaginez des cris incessants. Imaginez une incapacité à se reposer. Imaginez des images qui défilent sans cesse. Plus horrible les unes que les autres. Imaginez la lumière impossible à rallumer. C’est de cela dont il s’agit.

Et ce corps, à moitié mort. Et ses cuisses, qu’on ne peut plus toucher. Ses odeurs qu’on sent encore alors que c’était il y a 10, 20, 30 ans. Ses cheveux qu’on abime parce qu’on n’a pas supporté qu’il les touche. Ce sexe d’homme qu’on ne peut plus voir.

Les victimes de violences sexuelles vivent toutes à un moment donné cet état : ne plus bouger, ne plus parler, ne plus rien être en mesure d’entendre, de dire, ne plus savoir où on se trouve, quelle heure il est, attendre, attendre que ça passe, que ça se termine, attendre encore et encore. Les secondes paraissent alors de longues heures. Les minutes encore plus.

Et, pourtant. Pourtant, comme dans les histoires qu’on raconte, dans tout évènement tragique, il y a un début et une fin. Mais quand il s’agit de l’inceste, c’est différent encore. Car on sait. On sait que ça va recommencer. On sait que ça risque de recommencer. On le sent, on le ressent. Et, ça revient, ça recommence. On est pris au piège. On ne peut pas partir, pas dire. On ne sait plus qui on est, comment on vit. On attend de grandir et puis peut-être parvenir à fuir.

Je me souviens de ces témoignages douloureux. Ces mots qui plient en deux une personne au moment où elle raconte. Car ça a été trop dur, trop douloureux, trop tout. Elle était si jeune. Son corps si petit. Et ces larmes. Je me souviens des larmes dans le cabinet. Des cris aussi.

Et, puis, je me souviens comment la lumière est réapparue. D’un coup. Là où on ne l’attendait pas. Parfois, en une séance, vient le moment de la libération. C’est comme un grand tout-à-coup lumineux. Un éclair. Quelque chose a changé. On a compris quelque chose. C’est comme différent. Et on le ressent. On se ressent. On le ressent dans son corps, dans ses tripes. Et on ressent enfin quelque chose. Comme une plume qui se pose. Légère mais là. Enfin. Et, même si on sait qu’on devra s’y atteler de nouveau. Que le chemin n’est pas terminé. Que la guérison demande du courage, on va s’accrocher. On va aller le cherche, le grand et puissant soulagement, encore et encore s’il le faut. Et, alors, il revient. Le soulagement. Un brin de paix. Un vent de calme. Une partition qui sonne juste. Un silence sans peur. Un souffle de vie. Je vis. Enfin.

Et, puis, il viendra encore un autre moment. Un moment ultime. Et celui-ci je vous le souhaite comme la lumière se faufile partout où elle peut. Il y a ce moment où tout ça, ce sera vraiment du passé. Tout ça, ce sera rangé quelque part dans votre mémoire. Tout ça, ce sera derrière.

Après les mots : quand vais-je revivre ? ne plus y penser ? ça va s’arrêter un jour ? Viennent les mots : je ne pensais pas que c’était possible. La thérapie a vraiment changé quelque chose. Je sais ce que j’ai à faire maintenant.

Alors, je vous le dis, je te le dis : Oui, ça va s’arrêter. Un jour tu n’y penseras même plus. Et si même ton esprit pour x ou y raison te fait penser à un viol, ça passera devant toi comme quelque chose qui sonne avec un écho très lointain que tu n’arrives même plus à entendre. C’était quoi déjà ? Tu n’auras plus besoin d’en parler. Tu n’auras plus peur, du tout, de vivre ça encore. Tu seras passé.e à autre chose. Tu seras en paix sur ce sujet là.

Ça ne veut pas dire que la vie ne t’a pas prévu une autre épreuve (clin d’oeil amical). Mais, au moins, cette expérience-là, elle, sera derrière toi, vraiment.

<3

Les thérapeutes que je forme peuvent vous apporter un vrai soulagement.

On a vraiment besoin de pouvoir faire confiance.

Si quelque part en vous, vous sentez cet appel à votre tour, cet appel pour vous former ; que vous sentez que là est votre voie, alors c’est le moment. Osez. Inscrivez-vous. C’est ici.

Je vous écoute et vous embrasse

Je vous écoute et vous embrasse

Mon Coeur n’a de cesse de rester en éveil et de briller fort tant les circonstances que nous vivons peuvent être difficiles, douloureuses.

En 2019, quand on m’a fait les premières demandes de formation, j’étais assez réticente. Je pense que je ne savais tout simplement pas où je devais aller sur ce sujet là. J’étais assez fermée. Je pensais que je n’avais pas à transmettre étant donné qu’au Collectif féministe contre le viol (0.800.05.95.95) il y avait tout et que c’était gratuit.

Mais on ne cessait de me questionner : où avez-vous appris ça ? telle technique ? pourquoi faites-vous comme ça ? Bref, il y avait comme un élan incessant qui ne finissait guère. Un élan et un relent qui m’invitaient à passer à l’action. Mais, je vous l’avoue, je ne savais pas par où commencer, ni si je devais y aller.

Et c’est alors que, comme par magie, j’ai reçu dans ma boîte mail l’offre de Cécile. Nous nous étions rencontrées quelques années plus tôt. Cécile était coach spécialisée en parentalité ludique. J’avais suivi un de ses programmes en ligne et je m’intéressais beaucoup à tous ces infopreneurs qui osaient par internet. Ils m’inspiraient beaucoup.

Dans son mail, Cécile offrait la possibilité de faire un point sur notre situation professionnelle et nos projets notamment de formation, pour savoir si développer son activité par internet était pertinent ou pas. J’ai sauté le pas et en moins de quelques clics, notre rendez-vous téléphonique était calé.

Sans Cécile je n’aurais jamais développé mon offre de formation. Je n’aurais jamais su comment en parler, comment la vendre, et je n’aurais pas su non plus comment lui donner de la valeur.

Je savais créer des contenus pédagogiques. Enseignante durant 8 ans à l’Université en droit, ça ne s’oublie pas. Avoir été maître auxiliaire en français en collège et lycée pro m’avait aussi donné des bases solides sur la rédaction d’objectifs pédagogiques, d’un programme d’apprentissage. Je connaissais la rigueur nécessaire à la transmission de connaissances. Peut-être un peu trop d’ailleurs.

Mais il y avait surtout tout le reste qui me posait problème, à l’intérieur de moi. Tout mon questionnement intérieur. Suis-je vraiment légitime ? Me suis-je moi-même suffisamment formée ? Y avait-il vraiment une nécessité à créer une formation sur le sujet ? Et les autres formations existantes, n’avaient-elles aucune valeur ?

Bref, il me fallait le déclic. Il me fallait comprendre que l’expertise que je m’étais forgée à grand coup d’investissements personnels, de nuits blanches, de bénévolat sans compter, était en réalité une base solide pour transmettre aux personnes qui m’en faisaient la demande.

Je n’aurais jamais pensé avoir les retours que j’ai eu sur la formation. Je n’aurais jamais pensé que cela m’enrichirait autant. Je n’aurais jamais pensé que je me mettrais autant la pression pour acquérir un vrai niveau de professionnalisme et oser me déclarer en tant qu’organisme de formation puis aller cueillir la certification Qualiopi, le graal de la qualité lorsque l’on est organisme de formation.

Je n’aurais jamais pensé avoir les épaules assez larges, investir autant d’argent et passer autant de nuits blanches et de journées dans la rédaction des contenus, les mises à jour. Car, quand un contenu ne me convient plus, il tourne, tourne, tourne dans ma tête, jusqu’à ce que je passe à l’action, le modifie et le fasse refleurir.

Surtout, je n’aurais jamais pensé que la formation transformerait autant, qu’elle puisse avoir autant d’impacts sur les futur.e.s thérapeutes, qu’elles puissent leur permettre de transcender à ce point leur vécu traumatique, aller au-delà, vers encore plus de retour à soi, leur permettant d’oser être encore plus, d’oser déposer plainte durant la formation, d’oser se réparer le corps à grands coups d’exercices psycho-corporels répétés, d’oser se choisir il.elles parce que c’est ça le plus important et que pour la première fois de leur vie c’est vrai.

Bref, je n’aurais jamais pensé tout ce chemin parcouru grâce à vous et pour vous. Je me suis rendue compte grâce à cette expérience de formatrice que je réponds souvent OUI dans le domaine professionnel même si cela me coute. J’ai appris à mes dépens à être encore plus flexible. J’ai appris à embrasser encore plus l’humanité qui brûle en chacun de vous, bien qu’elle puisse me freiner, me blesser ou encore me malmener parfois.

Et, avec ce que j’ai vécu, ce que nous vivons, j’ai décidé de poser de nouveaux choix comme celui de stabiliser définitivement le prix de la formation à 3800 euros et d’offrir pour chaque inscription l’accès aux deux autres formations, gratuitement. D’encourager un peu plus les vocations, les appels, les élans spontanés. Car, nous avons besoin de vous, de vous tous.

Accompagner les blessures de l’intime, devenir thérapeute psycho-corporel spécialisé dans les psychotraumatismes à caractère sexuel

Créer son activité professionnelle de thérapeute, qui est finançable par le CPF

Développer une écoute active pour intégrer à sa pratique professionnelle l’écoute des victime de violences sexuelles

Voilà ce que je vais poursuivre et je vous remercie pour vos encouragements. Pour vos phrases si bienveillantes : « Jénnie, tu ne peux pas nous abandonner. Tu ne peux pas nous lâcher. Il faut que tu continues. Cette formation est une révélation. On en a besoin. Cela me guérit ».

Alors, vous me direz que peut être j’y mets trop d’émotionnel, trop de coeur. Et je vous répondrai que je ne peux plus faire autrement.

Prenez soin de vous et aller là où votre coeur s’illumine. Là où votre âme vibre. Là où la vie coule en vous comme le vent fabrique de gigantesques vagues et rencontre l’océan tout entier.

Je vous écoute, je vous aime et je vous embrasse.

Formation pour accompagner les victimes d’inceste

Formation pour accompagner les victimes d’inceste

Les victimes d’inceste sont souvent dans le désarroi face aux offres de soins psychologiques et psychothérapeutiques qui leur sont proposées.

Parfois même, lorsqu’elles envisagent une démarche judiciaire, on leur dit que ce n’est peut être pas la bonne solution pour elles.

Il est temps de prendre conscience que les victimes d’inceste ont le droit d’avoir des soins adaptés qui prennent en compte toute la réalité des traumatismes qu’elles ont subi.

Lorsque j’ai créé la formation Accompagner les blessures de l’intime, Devenir thérapeute psycho-corporelle spécialisée dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles et autres psycho-traumatismes, ma volonté était avant tout de former des professionnels à la prise en charge des victimes d’inceste.

Pourquoi ? Car il s’agit de comprendre et surtout de prendre en compte toutes les dimensions que revêtent les blessures provoquées par l’inceste.

Une victime d’inceste est niée dans son corps, elle est niée dans son existence, elle n’a pas le droit de dire, d’oser être. Et, les atteintes qu’elle subit sont corrélées par le système familiale dans lequel elle grandit.

L’inceste est un système de domination de l’enfant, de l’individu. La victime est prise dans un filet qu’elle n’arrive bien souvent pas à identifier. Elle n’est jamais à sa juste place. On lui donne un rôle qu’elle ne devrait pas avoir. Et, on utilise contre elle une charge affective pour la blesser et la manipuler.

Lorsque j’accompagne des victimes d’inceste, je prends en compte toutes les dimensions de ces violences sexuelles particulières : le système éducatif de la victime, le niveau social de sa famille, les violences transgénérationnelles, les scénarios traumatiques vécus par la victime, les alliées et complices, les démarches judiciaires entreprises, le niveau de protection de la victime, ses ressources physiologiques, physiques, psychiques, corporelles et émotionnelles, sa sexualité traumatique, ses réactivations traumatiques, notamment.

Il s’agit aussi de prévenir la victime des conduites incestueuses qu’elle même peut générer car l’inceste est un système et qu’il est nécessaire de le comprendre pour le désamorcer en soi et autour de soi.

La Méthode Coeur Pivoine – Corps Précieux que j’ai créée et que je transmets aux thérapeutes qui veulent se former a pour but d’aider dans sa globalité les victimes d’inceste et pas seulement sur un pan de leur réalité. Nous travaillons la reconnexion au corps, l’estime de soi, la confiance en soi, la puissance d’être et le sens de cette expérience terrible que la personne a vécu, et cela dans le respect de la loi, notamment de la loi pénale française.

Pour plus d’informations, RDV sur la page FORMATION du site.

Formation pour accompagner les victimes d’attouchements

Formation pour accompagner les victimes d’attouchements

Les victimes d’attouchements sont souvent seules avec elles-mêmes, au fond d’elles-mêmes. Pourquoi ? Car bien souvent, elles n’arrivent pas à mettre des mots sur les gestes qu’on leur a fait sur le corps ou dans leur corps. Et ce n’est qu’en grandissant qu’elles comprennent qu’il y avait dans tel ou tel geste quelque chose de pas normal, quelque chose qui n’était pas anodin.

Bien souvent aussi, les victimes d’attouchements utilise le mot attouchement pour ne pas dire viol ou agression sexuelle. Car ces autres mots là font peur et ont une connotation juridique tellement forte que la simple idée de considérer l’attouchement que l’on a subi comme un viol, nous ferait perdre un peu plus la tête.

Elles se retrouvent donc face à elles-même, jusqu’à ce qu’une brêche s’ouvre, que la parole se délie autour d’elles, que quelqu’un ose parler de son histoire personnelle et qu’elles se rendent compte qu’elles ne sont pas les seules, pas toute seule.

Elles se retrouvent aussi comme les victimes d’inceste souvent dans le désarroi face aux offres de soins psychologiques et psychothérapeutiques qui leur sont proposées.

Elles ne savent pas si elles peuvent s’adresser à un CMP ou une psychologue en libéral. Elles ont souvent peur d’être jugées, qu’on leur dise que c’est de leur faute ou pire qu’on nie leur souffrance.

J’ai parfois entendu des histoires terribles sur lesquelles des professionnels ont posé les mots « vous viviez simplement une histoire d’amour avec votre frère ».

Il est temps de prendre conscience que les victimes de violences sexuelles et d’attouchements ont le droit d’avoir des soins adaptés qui prennent en compte toute la réalité des traumatismes qu’elles ont subi. Qu’on les considère dans leur parole. Qu’on ose écouter attentivement, questionner et demander « et aujourd’hui, comment vous vous sentez dans votre corps ? dans votre coeur ? vous y pensez souvent ? combien de fois par mois ? par semaine ? » Afin que ces victimes ne soient pas toute seule avec leur vécu, que quelqu’un n’ait pas peur d’aller regarder tout cela avec elle.

Lorsque j’ai créé la formation Accompagner les blessures de l’intime, Devenir thérapeute psycho-corporelle spécialisée dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles et autres psycho-traumatismes, ma volonté était avant tout de former des professionnels à la prise en charge des victimes d’inceste.

Souvent, on retrouve le mot d’attouchement dans ces contextes, presqu’un peu comme pour minimiser les faits, comme pour adoucir. Avoir été attouché pourrait sembler faire moins mal que d’avoir été violé. En réalité, il n’en est rien.

Pourquoi ? Dans la plupart des situations que j’ai accompagné et que je continue d’accompagner, dans les décisions de justice que je lis, le mot ressort mais il couvre en réalité un ensemble de violences sexuelles avec acte de pénétration ou non que les personnes ont vécu.

Vivre des attouchements ce peut être vivre de l’inceste, des abus sexuels, subir de la pornographie imposée, subir des gestes sexualisés, des soins d’hygiène trop prononcés, trop répétés, des agressions sexuelles multiples et aussi des viols.

Face à ce mot, le droit range et catégorise en « atteinte sexuelle », « agression sexuelle », « viol ».

Et, la victime d’attouchement garde une empreinte dans son corps de ce geste inadapté, interdit.

Lorsque j’accompagne des victimes d’attouchements ou d’inceste, je prends en compte toutes les dimensions de ces violences sexuelles particulières : le système éducatif de la victime, le niveau social de sa famille, les violences transgénérationnelles, les scénarios traumatiques vécus par la victime, les alliées et complices, les démarches judiciaires entreprises, le niveau de protection de la victime, ses ressources physiologiques, physiques, psychiques, corporelles et émotionnelles, sa sexualité traumatique, ses réactivations traumatiques, notamment.

La Méthode Coeur Pivoine – Corps Précieux que j’ai créée et que je transmets aux thérapeutes qui veulent se former a pour but d’aider dans sa globalité les victimes de violences sexuelles et pas seulement sur un pan de leur réalité. Nous travaillons la reconnexion au corps, l’estime de soi, la confiance en soi, la puissance d’être et le sens de cette expérience terrible que la personne a vécu, et cela dans le respect de la loi, notamment de la loi pénale française.

Il est temps qu’un plus grand nombre de thérapeutes soient formés, des thérapeutes qui osent demander : « quand vous me dites « attouchements » est ce que vous pouvez me montrer le geste pour bien que je comprenne ? » et qui solidarisent la victime à eux pour ne plus jamais qu’elles soient seules dans leur tête avec tout ce vécu, qu’elles sachent qu’on peut en sortir, qu’elles avancent avec conscience vers leur corps et renouent avec leur amour d’elle-même, en vrai, et dans toutes les parties de leur corps.

Pour plus d’informations, RDV sur la page FORMATION du site.

Formation pour accompagner les victimes de viols

Formation pour accompagner les victimes de viols

En ce moment, la presse publie de plus en plus de récits de victimes de viols et c’est une bonne chose tant les stratégie des auteurs de violences sexuelles sont multiples, diverses et perverses.

Lorsqu’un agresseur choisit de passer à l’acte, il choisit sa victime. La victime, elle, ne sait pas qu’elle est sur la toile d’araignée qui est en train de se refermer. Elle peut sentir qu’il y a quelque chose de bizarre mais bien souvent, le piège se referme et la sidération arrive bientôt pour la soutenir et lui permettre de survivre dans son corps et dans toutes ses fonctions vitales à cette violence qui vient la meurtrir de l’intérieur.

Il n’est pas rare que les victimes se dissocient en se réfugiant dans le papier peint de la pièce, le tic tac d’une montre, la couleur d’un vêtement, une odeur, ou tout autre accroche avec le décor dans lequel elle traverse cette terrible épreuve. Elle peut aussi aller jusqu’à créer des trous noirs dans sa mémoire pour ne plus avoir accès au pire. Mémoire qui pourra revenir des années plus tard pour se libérer.

Les victimes de viols ont un mal fou à faire reconnaitre leur souffrance. Lorsqu’un soldat part au front et revient, tout le monde s’accorde à considérer que c’est normal qu’il ait un trouble de stress post-traumatique, des psychotraumatismes qui se développent. Pour une victime de viol, il y a le néant.

La reconnaissance de son statut de victime de crime est impalpable. Elle devra partir en reconquête d’elle-même. Pire même elle pourra aller jusqu’à tenter de nier à l’intérieur d’elle-même que tout ceci a existé afin de sauver son âme et de considérer qu’elle a encore le droit de vivre.

Face aux soignants, les victimes sont de plus en plus écoutées. Mais pas forcément soignées. La parole se libère mais les soins adaptés ne sont que trop peu proposés.

Alors, les victimes de viols testent tout : EMDR, hypnose, thérapie familiale, systémique, psychanalyse, analyse corporelle, magnétisme, énergétique.

Elles testent tout et tentent de se sauver tant bien que mal jusqu’à ce qu’elles trouvent une prise en charge globale, qui prennent vraiment en compte toute la réalité de leur vécu et aussi la dimension judiciaire.

Lorsque je forme les thérapeutes psycho-corporels à la Méthode que j’ai créée pour accompagner les victimes, la Méthode Coeur Pivoine Corps Précieux, je leur apprends à accompagner une victime dans ses démarches judiciaires. Car si la guérison ne passe pas par la condamnation de l’auteur des faits, aller déposer sa plainte permet cependant de se délester d’une part de ce vécu et des violences qui ne nous appartiennent pas. Alors, j’apprends à mes stagiaires à aider une victime à écrire sa plainte au procureur de la République, à se préparer à l’audition des gendarmes, à s’assoir dans son corps avant une confrontation, à affronter l’auteur devant une cour d’assises.

Nous avons un grand besoin que l’ensemble des soignants soit formé à toutes les dimensions qu’implique la prise en charge d’une victime de viol, pas uniquement de traiter de quelques symptômes comme le retour du sommeil ou de la joie.

Il est temps de prendre conscience que les victimes de violences sexuelles ont le droit d’avoir des soins adaptés qui prennent en compte toute la réalité des traumatismes qu’elles ont subi, le système juridico-éducatif dans lequel elles baignent. Qu’on les considère dans leur parole. Qu’on ose écouter attentivement, questionner et demander. Qu’on les aide à renouer avec leur corps, à sentir qu’elles sont vivantes à l’intérieur.

Lorsque j’ai créé la formation Accompagner les blessures de l’intime, Devenir thérapeute psycho-corporelle spécialisée dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles et autres psycho-traumatismes, ma volonté était avant tout de former des professionnels à la prise en charge des victimes d’inceste. Je voulais qu’ils fassent ce dont moi j’aurais eu besoin. Et non pas sur des années de prise en charge mais à court terme.

Lorsque j’accompagne des victimes de viol, je prends en compte toutes les dimensions des violences sexuelles qu’elles ont subi. J’analyse la stratégie de l’agresseur, qu’a-t-il dit ? fait ? quels sont les symptomes de la victime ? Est-elle encore en danger ? je l’aide à renouer avec les institutions qui seront les plus soutenantes pour elle. Nous rédigeons sa plainte. Nous faisons ensemble les exercices de reconnexion au corps, au coeur et à la puissance d’être. On analyse son schéma familiale. Ses anciennes blessures. On travaille son rapport à sa sexualité. On remet des mots sur ses grossesses, ses accouchements, le décès d’un proche. On identifie ses ressources physiologiques, physiques, psychiques, corporelles, émotionnelles, économique. Je la solidarise avec d’autres professionnels avec qui je travaille. Elle n’est plus seule. Elle avance. Elle revit, commence à re-respirer.

La Méthode Coeur Pivoine – Corps Précieux que j’ai créée et que je transmets aux thérapeutes qui veulent se former a pour but d’aider dans sa globalité les victimes de violences sexuelles et pas seulement sur un pan de leur réalité. Nous travaillons la reconnexion au corps, l’estime de soi, la confiance en soi, la puissance d’être et le sens de cette expérience terrible que la personne a vécu, et cela dans le respect de la loi, notamment de la loi pénale française.

Il est temps qu’un plus grand nombre de thérapeutes soient formés, des thérapeutes qui osent demander : « quand vous me dites « il a voulu que je le touche avec ma bouche », est ce que vous avez un goût qui revient dans votre bouche quand vous me le dites ? car ça s’appelle une reviviscence gustative. On va travailler dessus pour ne plus que ça vous gène. C’est normal d’avoir ce symptome là même si c’était il y a dix ans. Est-ce que vous avez des odeurs aussi qui vous reviennent ? et que vous ne contrôlez pas ? On va travailler dessus aussi.

Pour plus d’informations, RDV sur la page FORMATION du site.

Thème : Overlay par Kaira. Jénnie Desrutins - Siret 517.714.119.00057
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