Étiquette : bienveillance

Quand on doit tout transformer

Quand on doit tout transformer

Vous êtes nombreuses et nombreux à me contacter pour des séances individuelles et sincèrement, je vous en remercie.

Je sais que la méthode que j’utilise, qui accompagne le corps, le coeur et l’âme fonctionne ; qu’elle est opérationnelle. Je sais que les futurs thérapeutes qui se forment à la Méthode le savent aussi. Je sais que la Méthode Coeur Pivoine – Corps Précieux est importante, globale et transformatrice.

Je sais aussi que je dois aller là où mes capacités peuvent être réellement mises au service, en ce qu’elles sont aujourd’hui. La vie m’a bien fait comprendre que pour l’instant il ne m’est plus possible d’accompagner en individuel et que je dois me réinventer.

Je ne peux plus non plus assurer les formations seules. C’est pourquoi j’ai trouvé l’aide précieuse de Stéphanie Vuilquez qui s’est formée à la Méthode et qui était déjà auparavant dans l’aide aux victimes.

Se transformer pour rebondir, évoluer, n’est pas une étape facile mais je vais oser.

Et ce premier pas, je vais le faire ce weekend, durant le Salon Entre Terre et Ciel de Quimperlé. Je vais vous y proposer ce que je n’ai jamais fait jusque là. Ces outils cachés que j’utilise, que je crée.

Merci d’être là. Merci de venir me rencontrer sur le Salon afin que nous puissions échanger ensemble.

J’y animerai aussi une conférence sur le thème Traumatisme et spiritualité, dimanche à 14h. Hâte de vous retrouver.

Ces bébés qu’on oubliera pas

Ces bébés qu’on oubliera pas

Aujourd’hui est la Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal.

J’avais 12 ans lorsque j’y ai été confrontée. Je ne savais pas ce qu’était le deuil périnatal. Je ne connaissais pas cette expression. Je me souviens surtout de la joie de ma mère à m’annoncer que ma marraine allait accoucher de sa petite fille. On l’attendait. On parlait d’elle. On avait hâte. Toute la famille était remplie de joie.

J’avais eu une phrase terrible quelques heures avant que ma mère ne rejoigne ma marraine pour l’accouchement. J’avais dit le « bébé va arriver mort », « ou vif » m’étais-je tout de suite reprise. Que venais-je de dire là ?

Dans la nuit, ma mère est venue me réveiller pour m’annoncer que le bébé était mort. Le Lendemain, j’ai eu plus de détails. J’ai su que ça faisait déjà trois jours que Léa était morte dans le ventre de ma marraine. C’était terrible. Je me souviens de la cérémonie à la Chapelle. Je me souviens de la tristesse de ma marraine. Je me souviens de tout.

Aujourd’hui, je rends hommage à tous ces parents, toutes ces familles, tous ces personnes qui ont perdu un bébé, un foetus.

Je pense aussi à tous les parents, ces femmes, ces hommes qui traversent des parcours du combattant pour avoir un enfant et dont les ovocytes n’arrivent pas à maturité après fécondation.

Je pense à toutes ces personnes qui auraient aimé partager la vie d’une nouvelle âme dans leur foyer et qui n’ont pas pu le vivre.

Je pense à vous, je pense à nous.

Je vous adresse toute ma Lumière.

Quand ça touche à l’intime

Quand ça touche à l’intime

Après toutes ces années où j’ai accompagné la réparation de l’intime chez l’autre, je me suis rendue compte à quel point le mot « intime » renvoyait à des couleurs infinies. Chacun met dans l’intime ce qu’il entend. Blessures de l’intime, viols, agressions sexuelles, perte d’un enfant, fausse couche, avortement, attouchement, deuil d’un parent, d’un animal mais aussi coeur brisé, rupture, divorce, séparation, perte d’amitié, déménagement, anniversaire oublié….

Dans toutes ces blessures ce qui ressort c’est la négation de l’existence. La blessure de l’intime est cette blessure qui vient nous dire « tu n’existes pas ».

Alors comment continuer de se sentir en vie ?

Comment croire à des jours meilleurs ?

Comment avoir encore confiance ?

C’est tout le travail d’accompagnement bienveillant et soutenant que fait le thérapeute psycho-corporel spécialisé dans les blessures de l’intime. Il redonne vie là où la mort est passée.

Et, que se passe-t-il si la vie nous remet face à de nouvelles blessures ? Et bien nous aurons à continuer, encore, ensemble, un peu plus … jusqu’à ce que la danse de la vie revienne en nous.

La prochaine session de formation Accompagner les blessures de l’intime démarre le 22 novembre. Ecrivez-moi, contactez-moi. jdesrutins@gmail.com – 06.64.25.44.39. Peut-être pourriez-vous contribuer vous aussi à redonner vie, à aider à danser de nouveau. Merci <3

10+ Une formation pour faire évoluer sa pratique professionnelle

10+ Une formation pour faire évoluer sa pratique professionnelle

En tant que thérapeute, il n’est pas toujours simple de faire évoluer sa pratique professionnelle. On souhaite plus de connexion corporelle, une meilleure compréhension de l’ancrage, des exercices immédiatement mobilisables.

C’est dans cette dynamique que j’ai créé 10+ une formation à destination des professionnels du para-médical et du bien-être pour acquérir 10 exercices psycho-corporels pour faire progresser votre pratique.

La formation a lieu le vendredi 1er octobre de 14h à 17h, en ligne. Son tarif est de 80 euros.

Pour s’incrire : 06.64.25.44.39 ou par mail : jdesrutins@gmail.com

Au programme, trois thèmes principaux abordés par le corps : se reconnecter à son corps, ne faire qu’un avec son coeur, être puissant.e

CONFERENCE EN LIGNE : les traumas de l’intime

CONFERENCE EN LIGNE : les traumas de l’intime

La rentrée est l’occasion de venir découvrir ce que sont les traumas de l’intime et surtout de découvrir la manière dont on peut les accompagner.

RDV le mardi 14 septembre à 20h pour une conférence en ligne sur le thème : Les traumas de l’intime : accompagner la guérison.

Inscription obligatoire ici : https://coeurpivoine.learnybox.com/…/les-traumas-de-l…/

Je pose les actes de ma guérison

Je pose les actes de ma guérison

Dans chaque évènement traumatique, il y a la graine de notre guérison.

Qu’est-ce que j’aurais aimé faire ? Qu’est-ce que j’aurais dû faire ? Qu’est-ce que j’aurais pu faire ? Qu’est-ce que je voudrais changer ? Ha si j’avais su… j’aurais…

A présent, qu’est-ce que je peux faire ? Concrètement ?

Lorsque l’on vit des violences sexuelles ou tout évènement traumatique, on le vit dans son corps, dans sa chaire, on le vit à l’intérieur, on le vit émotionnellement, on le vit sensoriellement. C’est ce qu’on a vu, entendu, touché, gouté, senti. Et, on garde une empreinte de tout cela, dans nos sens.

Ne croyez pas que l’empreinte n’existe pas. C’est elle ensuite qui va créer cette mémoire traumatisée de notre corps. C’est elle ensuite qui va s’activer ou se réactiver pour tenter de se libérer.

Le corps, dans plein d’efforts quotidiens, va tenter de vous libérer. Et votre esprit n’y comprendra rien.

Pourquoi je fais ça, alors que je sais que ça n’est pas bon pour moi ? Pourquoi j’agis comme ça alors que je sais que je ne voudrais pas ça ?

Le corps se souvient de tout et demande aussi à se libérer. Et si on l’écoutait ? Et si on l’aidait ?

Pour cela, vous devez poser des actes concrets de réparation, de guérison. Pas juste y penser ou y réfléchir.

Quels actes je peux faire ? Qu’est-ce que je peux écrire, peindre, dessiner, goûter, écouter, chanter, toucher, fabriquer pour que mon corps se répare, reprenne vie, ne reste pas figer dans le désespoir ?

Oser poser des actes de guérison, en conscience, avec une pleine mobilisation corporelle est la clé pour vous libérer. La guérison est un chemin. En marchant sur votre chemin, vous agissez pour vous guérir.

On peut en parler et trouver ces actes ensemble. Vous n’êtes pas seul.e.

Pourquoi une formation sur les traumatismes de l’intime ?

Pourquoi une formation sur les traumatismes de l’intime ?

Lorsque j’ai commencé à me former sur le sujet des violences sexuelles, ça n’était pas pour devenir thérapeute. C’était pour moi. Pour comprendre ce que j’avais vécu. Pour comprendre avec les mots de la science, de la psychologie ce qui m’était arrivé, ce que je vivais dans mon corps. Pourquoi j’étais si mal. Pourquoi je ne sentais plus des parties de mon corps.

Ces compréhensions spécifiques, dans le domaine des violences sexuelles, dont j’avais été victime, ont été une révélation. Je comprenais enfin que c’était « normal » d’être si mal. D’avoir eu envie de mourir. De sentir autant de tristesse. De me dissocier de mon corps. De ne pas réussir à m’aimer, à me sentir aimée. Bref, que c’était le chaos en moi. Tout cela était « normal ». Je vivais, comme le dit le Dr Salmona, les conséquences normales de ces violences anormales.

Les prochaines sessions de formation en ligne qui s’ouvrent les 4 octobre et 22 novembre ont pour objectif de transmettre aux futurs thérapeutes ou aux professionnels déjà établis des connaissances techniques, spécifiques sur la prise en charge des victimes de violences sexuelles. Pourquoi ? Car ça ne s’improvise pas et que ces connaissances aident vraiment et soutiennent enfin les victimes. Cette formation est une formation dense et longue, qui dure 9 mois. Elle est complète et vous permet ensuite d’exercer en tant que thérapeute psycho-corporel.

Quand j’entends qu’un thérapeute ose dire à une personne que le frère a violé, que c’est tout à faire normal, qu’il s’agit de l’amour entre frère et soeur, sans prendre en compte la réalité juridique de ces faits de violences, ni la réalité des conséquences psychotraumatiques, j’aimerais inviter ce thérapeute à se former.

Tous les professionnels du soin et de la santé devraient posséder une base de connaissances communes sur le droit pénal. Savoir ce que sont les différents types de violences et le fait qu’ils n’ont pas le droit de se substituer à la loi, qu’ils doivent aussi la respecter et rapporter toutes les informations qui puissent empêcher de nouvelles violences d’être commises. Le sujet du signalement est un indispensable qui est aussi abordé dans mes formations.

Pour les thérapeutes qui veulent avoir une base fondamentale sur les violences sexuelles j’ai créé la formation Ecoute Active une formation sur 4 semaines, courte et concise, pour acquérir les notions importantes sur les violences sexuelles, savoir comment écouter une victime, quoi lui dire, ne pas lui dire, l’aider à renouer avec son corps. Le programme est conçu comme un indispensable à connaître pour tous les professionnels en contact avec des personnes ayant été violées ou agressées sexuellement.

La semaine 1 aborde les compréhensions fondamentales sur les violences sexuelles et le savoir être face aux violences. La semaine 2 explique quelle est la bonne posture d’écoutant ainsi que celle de l’accompagnant. La semaine 3 explique la stratégie de soutien que l’on doit mettre en place pour aider toute victime de violences sexuelles et les protections psycho-corporelle, judiciaire, sociale et médicale à mettre en oeuvre. La semaine 4 apprend ce qu’est un traumatisme de l’intime et quelles sont les principales conséquences psychotraumatiques. Grâce à cette formation, un thérapeute n’est plus démuni face à une victime.

La formation comprend aussi un modèle de dépôt de plainte au procureur de la République, une trame de signalement pour des faites commis sur des mineurs, un modèle d’ordonnance de protection, le livret juridique Faire valoir vos droits du CFCV, une fiche technique sur la CIVI Commission d’indemnisation des victimes d’infractions et la fiche des liens utiles et numéros indispensables que vous pourrez transmettre à toute victime qui vient vous rencontrer.

J’offre la formation Ecoute Active à toutes les personnes qui s’inscrivent à la formation Devenir thérapeute psycho-corporel.

Il n’y a pas un jour où depuis que j’ai été thérapeute spécialisé dans les traumatismes de l’intime où je ne constate que le fait d’avoir des connaissances juridiques, sociales, médicales, en psychotraumatologie et en psycho-corporel porte ses fruits pour les victimes.

Encore ce matin, j’étais contactée par un ancien client qui me rapportait la suite de son dépôt de plainte et tenait encore une fois à me remercier pour tout ce que j’avais fait pour lui. Il s’est libéré. C’est son miracle. Je n’ai été qu’un coup de pouce. Tous les professionnels formés pourront l’être aussi.

Les amnésies physiologiques

Les amnésies physiologiques

« Mais Maman, je te dis que si, je me souviens quand j’avais 2 ans, je me souviens ce qu’il m’a fait ! Il m’a violé ! »

Beaucoup de personnes ont des souvenirs avant l’âge de trois ans. Beaucoup sont aussi en amnésie. On parle alors d’amnésie physiologique, c’est-à-dire dû au petit âge.

Sur son site Mémoire Traumatique.org, le Dr Muriel SALMONA l’explique très bien :

« les amnésies physiologiques sont liées à l’âge, à la prise de toxiques ou à des démences. Avant 2-3 ans, un enfant n’a pas de mémoire autobiographique, cela est dû à une immaturité de son circuit d’intégration de la mémoire, particulièrement de l’hippocampe qui est assimilable à un logiciel permettant de traiter des faits biographiques, de les encoder, de les stocker dans le « disque dur » du cerveau et donnant la possibilité d’aller les rechercher ensuite pour s’en souvenir. L’enfant de moins de 2-3 ans est dépendant des adultes pour avoir accès à son histoire, exceptionnellement il peut avoir des souvenirs qui remontent à 12-18 mois, en revanche il a une mémoire émotionnelle somatique et sensorielle qui fonctionne. Par conséquent, s’il a subi des violences il n’en a pas de mémoire autobiographique, mais il en a une mémoire traumatique somatique (douleurs, perceptions), émotionnelle (peur, angoisses), sensorielle (flash-back, « hallucinations » visuelles, auditives, olfactives, cénesthésiques). De même pour une personne qui s’est retrouvée sous l’emprise de toxiques à hautes doses (GBH, et autres benzodiazépines et psychotropes, alcool, drogues) ou dans un état de démence, l’hippocampe peut être momentanément déconnecté ou altéré, les faits ne pourront pas être traités et il n’y aura pas de souvenirs autobiographiques, mais là aussi il y aura en revanche une mémoire émotionnelle traumatique. »

Un enfant peut donc aussi se souvenir de ce qu’il a vécu très petit. Et, cela va se manifester de différentes manières. L’enfant tout-petit et victime de violences sexuelles aura une mémoire traumatique somatique active. Il aura mal dans son corps. On dira souvent que c’est la croissance. Il aura une mémoire traumatique émotionnelle non comprise. Il aura des peurs incontrôlées. Des angoisses. On dira que c’est l’âge où il a peur du noir. Il aura une mémoire traumatique sensorielle dynamique. Il croira qu’il y a quelqu’un dans sa chambre, qui tire sa couette, qui dit de se taire. On dira qu’il invente, qu’il imagine, qu’il a vu ou entendu un extrait de film que regardait ses parents.

Et si on écoutait différemment nos enfants ?

Je vous invite à lire le site du Dr Salmona : https://www.memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/troubles-cognitifs-amnesie.html

Pour vous former sur l’accompagnement des victimes de violences sexuelles, c’est ici : https://coeurpivoine.learnybox.com/puissance-6-1/

4 octobre 2021 et 22 novembre 2021 : prochaines sessions de formation Trauma de l’intime

4 octobre 2021 et 22 novembre 2021 : prochaines sessions de formation Trauma de l’intime

Les prochaines sessions de la formation Trauma de l’intime : accompagner les victimes de violences sexuelles et autres traumatismes ainsi que celles de la formation Créer son activité professionnelle de thérapeute sont le 4 octobre 2021 et le 22 novembre 2021. Les deux formations durent 9 mois. Elles sont complètes et à visée pratique. Elles sont mobilisables immédiatement.

Ces formations sont références sur le site de Pôle Emploi dédié à la formation professionnelle, c’est-à-dire dans le catalogue des formations de Pôle emploi : https://candidat.pole-emploi.fr/formations

Elles sont également référencées par le GREF – Bretagne, GIP Relation Emploi-Formation qui regroupe l’ensemble des professionnels intervenant dans le champ de la formation professionnelle : dans l’onglet offre de formation, vous retrouvez les 4 sessions de formation.

Pour tous renseignements, je vous invite à consulter cette page : https://coeurpivoine.learnybox.com/puissance-6-1/

Les larmes des yeux

Les larmes des yeux

J’ai souvent pensé qu’il ne fallait pas que je pleure, ne pas montrer la douleur, ni la souffrance. Retenir tout ça à l’intérieur. Serrer les dents et ça passera.

J’ai souvent pensé que si je le faisais, ça serait pire. Qu’on verrait que j’ai mal, que je n’arrive pas à surmonter, que je ne suis pas forte. Alors, j’ai tenu bon et tout laissé à l’intérieur.

J’ai souvent pensé que je n’avais pas à pleurer, que pleurer c’était pour les mauviettes.

Mais sais-tu vraiment ce qu’est une mauviette ? C’est juste un petit oiseau. Un oiseau plus petit que les autres. Or, à côté de lui, il y a aussi les fourmis, les papillons, les grillons, les guêpes, les abeilles, les puces, les coccinelles. Bref, il y a tout un tas de petits insectes, bien plus petits et qui paraissent bien plus chétifs que la mauviette.

La mauviette est une espèce d’alouette. Et, la pauvre alouette, elle aussi a mauvaise presse dans la littérature. Alouette, je te plumerai. Or, à côté d’elle, il y a aussi la canne mais aussi le poulet qu’on plume. Bref, il y a bien d’autres animaux qui subissent les mêmes gestes.

Alors, dans les larmes de mes yeux je crois qu’en réalité il y a juste une réaction physiologique, une réaction naturelle qui me libère de mes tensions, qui me libère de l’intérieur vers l’extérieur de tout ce qui n’a plus sa place en moi.

Et, alors, je pleure, je laisse couler, je me fiche du qu’en dira-t-on, je laisse sortir pour ne pas faire des noeuds à l’intérieur.

Et, je m’apprivoise un peu plus. J’ose être moi un peu plus. Je sais que c’est mon droit face à moi-même.

Dans la nature, il y a les mauviettes, les alouettes et il y a vous, il y a moi.

En toi, il y a la force d’un tigre. Il y a la ruse du renard. Il y a la folie du colibri. Il y a la ténacité du rhinocéros. Il y a la liberté du vent. L’âme du feu. Le souffle du soleil. Et, le génie de la vie. Sois-toi.

Thème : Overlay par Kaira. Jénnie Desrutins - Siret 517.714.119.00057
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