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CONFERENCE EN LIGNE : les traumas de l’intime

CONFERENCE EN LIGNE : les traumas de l’intime

La rentrée est l’occasion de venir découvrir ce que sont les traumas de l’intime et surtout de découvrir la manière dont on peut les accompagner.

RDV le mardi 14 septembre à 20h pour une conférence en ligne sur le thème : Les traumas de l’intime : accompagner la guérison.

Inscription obligatoire ici : https://coeurpivoine.learnybox.com/…/les-traumas-de-l…/

Pourquoi une formation sur les traumatismes de l’intime ?

Pourquoi une formation sur les traumatismes de l’intime ?

Lorsque j’ai commencé à me former sur le sujet des violences sexuelles, ça n’était pas pour devenir thérapeute. C’était pour moi. Pour comprendre ce que j’avais vécu. Pour comprendre avec les mots de la science, de la psychologie ce qui m’était arrivé, ce que je vivais dans mon corps. Pourquoi j’étais si mal. Pourquoi je ne sentais plus des parties de mon corps.

Ces compréhensions spécifiques, dans le domaine des violences sexuelles, dont j’avais été victime, ont été une révélation. Je comprenais enfin que c’était « normal » d’être si mal. D’avoir eu envie de mourir. De sentir autant de tristesse. De me dissocier de mon corps. De ne pas réussir à m’aimer, à me sentir aimée. Bref, que c’était le chaos en moi. Tout cela était « normal ». Je vivais, comme le dit le Dr Salmona, les conséquences normales de ces violences anormales.

Les prochaines sessions de formation en ligne qui s’ouvrent les 4 octobre et 22 novembre ont pour objectif de transmettre aux futurs thérapeutes ou aux professionnels déjà établis des connaissances techniques, spécifiques sur la prise en charge des victimes de violences sexuelles. Pourquoi ? Car ça ne s’improvise pas et que ces connaissances aident vraiment et soutiennent enfin les victimes. Cette formation est une formation dense et longue, qui dure 9 mois. Elle est complète et vous permet ensuite d’exercer en tant que thérapeute psycho-corporel.

Quand j’entends qu’un thérapeute ose dire à une personne que le frère a violé, que c’est tout à faire normal, qu’il s’agit de l’amour entre frère et soeur, sans prendre en compte la réalité juridique de ces faits de violences, ni la réalité des conséquences psychotraumatiques, j’aimerais inviter ce thérapeute à se former.

Tous les professionnels du soin et de la santé devraient posséder une base de connaissances communes sur le droit pénal. Savoir ce que sont les différents types de violences et le fait qu’ils n’ont pas le droit de se substituer à la loi, qu’ils doivent aussi la respecter et rapporter toutes les informations qui puissent empêcher de nouvelles violences d’être commises. Le sujet du signalement est un indispensable qui est aussi abordé dans mes formations.

Pour les thérapeutes qui veulent avoir une base fondamentale sur les violences sexuelles j’ai créé la formation Ecoute Active une formation sur 4 semaines, courte et concise, pour acquérir les notions importantes sur les violences sexuelles, savoir comment écouter une victime, quoi lui dire, ne pas lui dire, l’aider à renouer avec son corps. Le programme est conçu comme un indispensable à connaître pour tous les professionnels en contact avec des personnes ayant été violées ou agressées sexuellement.

La semaine 1 aborde les compréhensions fondamentales sur les violences sexuelles et le savoir être face aux violences. La semaine 2 explique quelle est la bonne posture d’écoutant ainsi que celle de l’accompagnant. La semaine 3 explique la stratégie de soutien que l’on doit mettre en place pour aider toute victime de violences sexuelles et les protections psycho-corporelle, judiciaire, sociale et médicale à mettre en oeuvre. La semaine 4 apprend ce qu’est un traumatisme de l’intime et quelles sont les principales conséquences psychotraumatiques. Grâce à cette formation, un thérapeute n’est plus démuni face à une victime.

La formation comprend aussi un modèle de dépôt de plainte au procureur de la République, une trame de signalement pour des faites commis sur des mineurs, un modèle d’ordonnance de protection, le livret juridique Faire valoir vos droits du CFCV, une fiche technique sur la CIVI Commission d’indemnisation des victimes d’infractions et la fiche des liens utiles et numéros indispensables que vous pourrez transmettre à toute victime qui vient vous rencontrer.

J’offre la formation Ecoute Active à toutes les personnes qui s’inscrivent à la formation Devenir thérapeute psycho-corporel.

Il n’y a pas un jour où depuis que j’ai été thérapeute spécialisé dans les traumatismes de l’intime où je ne constate que le fait d’avoir des connaissances juridiques, sociales, médicales, en psychotraumatologie et en psycho-corporel porte ses fruits pour les victimes.

Encore ce matin, j’étais contactée par un ancien client qui me rapportait la suite de son dépôt de plainte et tenait encore une fois à me remercier pour tout ce que j’avais fait pour lui. Il s’est libéré. C’est son miracle. Je n’ai été qu’un coup de pouce. Tous les professionnels formés pourront l’être aussi.

Les amnésies physiologiques

Les amnésies physiologiques

« Mais Maman, je te dis que si, je me souviens quand j’avais 2 ans, je me souviens ce qu’il m’a fait ! Il m’a violé ! »

Beaucoup de personnes ont des souvenirs avant l’âge de trois ans. Beaucoup sont aussi en amnésie. On parle alors d’amnésie physiologique, c’est-à-dire dû au petit âge.

Sur son site Mémoire Traumatique.org, le Dr Muriel SALMONA l’explique très bien :

« les amnésies physiologiques sont liées à l’âge, à la prise de toxiques ou à des démences. Avant 2-3 ans, un enfant n’a pas de mémoire autobiographique, cela est dû à une immaturité de son circuit d’intégration de la mémoire, particulièrement de l’hippocampe qui est assimilable à un logiciel permettant de traiter des faits biographiques, de les encoder, de les stocker dans le « disque dur » du cerveau et donnant la possibilité d’aller les rechercher ensuite pour s’en souvenir. L’enfant de moins de 2-3 ans est dépendant des adultes pour avoir accès à son histoire, exceptionnellement il peut avoir des souvenirs qui remontent à 12-18 mois, en revanche il a une mémoire émotionnelle somatique et sensorielle qui fonctionne. Par conséquent, s’il a subi des violences il n’en a pas de mémoire autobiographique, mais il en a une mémoire traumatique somatique (douleurs, perceptions), émotionnelle (peur, angoisses), sensorielle (flash-back, « hallucinations » visuelles, auditives, olfactives, cénesthésiques). De même pour une personne qui s’est retrouvée sous l’emprise de toxiques à hautes doses (GBH, et autres benzodiazépines et psychotropes, alcool, drogues) ou dans un état de démence, l’hippocampe peut être momentanément déconnecté ou altéré, les faits ne pourront pas être traités et il n’y aura pas de souvenirs autobiographiques, mais là aussi il y aura en revanche une mémoire émotionnelle traumatique. »

Un enfant peut donc aussi se souvenir de ce qu’il a vécu très petit. Et, cela va se manifester de différentes manières. L’enfant tout-petit et victime de violences sexuelles aura une mémoire traumatique somatique active. Il aura mal dans son corps. On dira souvent que c’est la croissance. Il aura une mémoire traumatique émotionnelle non comprise. Il aura des peurs incontrôlées. Des angoisses. On dira que c’est l’âge où il a peur du noir. Il aura une mémoire traumatique sensorielle dynamique. Il croira qu’il y a quelqu’un dans sa chambre, qui tire sa couette, qui dit de se taire. On dira qu’il invente, qu’il imagine, qu’il a vu ou entendu un extrait de film que regardait ses parents.

Et si on écoutait différemment nos enfants ?

Je vous invite à lire le site du Dr Salmona : https://www.memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/troubles-cognitifs-amnesie.html

Pour vous former sur l’accompagnement des victimes de violences sexuelles, c’est ici : https://coeurpivoine.learnybox.com/puissance-6-1/

4 octobre 2021 et 22 novembre 2021 : prochaines sessions de formation Trauma de l’intime

4 octobre 2021 et 22 novembre 2021 : prochaines sessions de formation Trauma de l’intime

Les prochaines sessions de la formation Trauma de l’intime : accompagner les victimes de violences sexuelles et autres traumatismes ainsi que celles de la formation Créer son activité professionnelle de thérapeute sont le 4 octobre 2021 et le 22 novembre 2021. Les deux formations durent 9 mois. Elles sont complètes et à visée pratique. Elles sont mobilisables immédiatement.

Ces formations sont références sur le site de Pôle Emploi dédié à la formation professionnelle, c’est-à-dire dans le catalogue des formations de Pôle emploi : https://candidat.pole-emploi.fr/formations

Elles sont également référencées par le GREF – Bretagne, GIP Relation Emploi-Formation qui regroupe l’ensemble des professionnels intervenant dans le champ de la formation professionnelle : dans l’onglet offre de formation, vous retrouvez les 4 sessions de formation.

Pour tous renseignements, je vous invite à consulter cette page : https://coeurpivoine.learnybox.com/puissance-6-1/

Se former sur les blessures de l’intime

Se former sur les blessures de l’intime

Je reçois de nombreuses demandes de personnes et de professionnels qui souhaitent se former sur les blessures de l’intime.

Que sont les violences sexuelles ? Comment bien les comprendre ? Comment lever les tabous ? Comment aider un corps meurtri ? Que dit la loi sur les violences sexuelles ? Dois-je faire un signalement ? Quelles sont mes obligations en tant que thérapeute ? Pourquoi soutenir les dépôts de plaintes ? Pourquoi reconnecter au corps ? Comment reconnecter au corps ? Aux parties intimes ? Comment sortir de la sexualité traumatique ? Comment retrouver des rapports sexuels apaisés ? Comment sortir de la peur ? Ressentir la paix ? Comment parvenir à s’aimer ? Comment réussir à aimer son corps ? Comment parvenir à faire les bons choix dans sa vie ? Trouver sa voie ? Sentir ce qui est bon pour soi ? S’estimer ? Se faire confiance ? Re-vivre ? Sortir de la survie ? Dire adieu à sa mémoire traumatique ? Parvenir à ne plus faire de cauchemar ? A ne plus avoir envie de mourir ? A ne plus se faire vomir ? A ne plus avoir d’addictions ? A stabiliser sa parentalité ? A être un bon parent ? A ne plus fuir ? Se cacher ? Etre terrifié ? Ne plus avoir des visions horribles ? Entendre la voix de l’agresseur ? Sentir son odeur ? Réussir à faire confiance ?

Toutes ces questions trouvent des réponses dans le programme de formation Accompagner les blessures de l’intime qui dure 9 mois et redémarre le 4 octobre. Module par module, page après page, vous accédez à toutes les compréhensions qui sont indispensables pour accompagner une victime de violences sexuelles et autres psycho-traumatismes. Au passage, vous finissez de vous réparer ; pour aller plus encore vers votre mieux être et soutenir encore mieux en thérapie vos clients, vos patients.

Le programme est dense mais indispensable, c’est bien le mot :

MODULE 1 : je vous transmets une méthode. Une Méthode unique fondée sur l’ensemble de mes apprentissages dans l’aide aux victimes et après avoir été juriste en cabinet d’avocat, auprès de juges et magistrats, après avoir travaillé en protection de l’enfance et m’être formée. Vous découvrez pourquoi tant de thérapeutes vont si mal, pourquoi on est aussi traumatisé en écoutant les histoires des autres et comment on peut s’en protéger.

MODULE 2 : Comprendre les blessures de l’intime

Je vous transmets ce que sont les blessures de l’intime et vous allez découvrir des données épidémiologiques et statistiques indispensables à connaître pour pouvoir être à même de repérer les blessures, les appréhender. Nous lèverons les tabous pour vous permettre de tout aborder avec votre client : prostitution, décalottage forcé, pédophilie etc

MODULE 3 : L’impact des blessures de l’intime

Je vous explique en détail quelles sont les conséquences générales des blessures de l’intime : l’ensemble des troubles post-traumatiques et autres conséquences psycho-traumatiques. Nous aborderons la dissociation sous l’approche de la dissociation structurelle car elle est une présentation théorique particulièrement parlante pour comprendre ce que en pratique on a du mal à voir : que la personne est dédoublée à l’intérieur d’elle-même. Je vous apprendrai aussi comment mettre en sécurité la victime. C’est ce qu’on aborde peu dans les cursus classiques ou universitaires. Ce qu’il ne faut surtout pas faire et ce qu’il ne faut pas oublier de demander à une victime.

MODULE 4 : Reconquérir le corps

Le corps, c’est autre nous ? Nous apprendrons comment avoir la bonne posture corporelle face à son client. Comment repérer les expressions du corps, que ce soit des expressions de souffrance ou de bien être et je vous transmettrai des exercices psycho-corporels pour reconnecter à son corps. Pas à pas, vous aurez à les découvrir, les vivre pour enfin les transmettre.

MODULE 5 : Comprendre les scénarios traumatiques

Une des forces de mon parcours personnel a été de comprendre que j’étais prisonnière dans mes scénarios traumatiques. Qu’est-ce qu’un scénario traumatique ? Quelles empreintes nous laissent-ils ? Comment cela fonctionne-t-il ? Comment s’en défaire ? C’est ce que vous apprendrez dans la partie consacrée au décodage traumatique.

MODULE 6 : L’inceste et la sexualité traumatique

Avoir été violée plusieurs fois ne s’aborde pas de la même manière qu’avoir été violée qu’une seule fois. Quelles sont les particularités de l’inceste ? Que devons-nous faire pour mieux l’accompagner ? Je dirais même enfin l’accompagner ? Et comment sortir de la sexualité traumatique ? Car le retentissement des violences sexuelles s’exercent principalement dans la sexualité, comment faire après les violences ? Savoir ce qu’on a envie ou pas ? Savoir dire non ? Retrouvez un oui en soi.

MODULE 7 : Le deuil traumatique

Le deuil traumatique est un sujet très important à aborder. Le fait d’avoir travaillé sur le sujet des violences sexuelles m’a amenée à accompagner le deuil lorsqu’il était traumatique. C’est le deuil qui emprisonne. Comment en sort-on ? Comment l’accompagner ? Quelles sont les modalités d’accompagnement d’un avortement ? de multiples fausses couches ? d’une interruption médicale de grossesse ? C’est tout cela que nous verrons ensemble.

MODULE 8 : Reconnecter le coeur

Je ne m’aime pas. Voici souvent la phrase qui revient dans la bouche des personnes traumatisées. En effet, comment parvenir à s’aimer et à ressentir qu’on s’aime alors qu’on a été détruit à l’intérieur ? Au moyen d’exercices psycho-corporels, il est possible d’accompagner en douceur cette reconnexion indispensable.

MODULE 9 : Conforter sa puissance d’être

Une fois le corps réparé, le coeur ressenti, alors je fais quoi ? Voici ce à quoi répond ce module 9. Et si vous êtiez bien plus ? Et si vous découvriez que vous avez plus de potentiels, de talents que ce que vous croyez ? En tant que futur thérapeute, je vous transmets des exercices psycho-corporels de reconnexion à l’âme, véritable levier pour parvenir à se choisir et faire les bons choix dans sa vie. Après la survie, l’heure est à la vie.

En fin de compte, même si mon chemin de guérison a été long, discontinu parfois, je sais que cette formation est la quintessence de ce qui me parait indispensable à transmettre. Et, c’est cela que j’ai vu porter ses fruits tant sur mes clients que sur mes stagiaires. Une révélation pour eux et pour moi. Merci de cette co-création.

Comprendre pour guérir. Données statistiques, reconnaissance d’une trouble de stress post-traumatique, approche pratique de l’aide aux victimes, stratégie des agresseurs, informations juridiques, éducation thérapeutique, gestion émotionnelle, exercices psycho-corporels, décodage traumatique, gestion de la dissociation et des réveils de la mémoire traumatique, évaluation du risque suicidaire, soutien à la parentalité, consolation du deuil, approche humaniste, écoute active, mise en sécurité de la victime, soutien judiciaire, approche spirituelle pour se reconnecter à la puissance d’être. Voilà ce que j’ai du traverser et voici mon enseignement.

Modalités pratiques, inscription, tarif, pour savoir plus, c’est ici. Les prochaines sessions démarrent le 4 octobre et le 22 novembre 2021.

Une lumière indicible

Une lumière indicible

Lorsque j’accompagnais les victimes de violences sexuelles, quelque chose revenait souvent : le besoin de trouver de la lumière au milieu des ténèbres.

Cela peut paraître douloureux et effrayant de l’écrire ainsi et pourtant c’était bien de cela dont il s’agissait. Il fallait comme rallumer la lumière car dans nos têtes tout était noir, terrifiant, figeant.

On ne se rend pas bien compte de l’extérieur ce que ça peut représenter à l’intérieur. Imaginez des cris incessants. Imaginez une incapacité à se reposer. Imaginez des images qui défilent sans cesse. Plus horrible les unes que les autres. Imaginez la lumière impossible à rallumer. C’est de cela dont il s’agit.

Et ce corps, à moitié mort. Et ses cuisses, qu’on ne peut plus toucher. Ses odeurs qu’on sent encore alors que c’était il y a 10, 20, 30 ans. Ses cheveux qu’on abime parce qu’on n’a pas supporté qu’il les touche. Ce sexe d’homme qu’on ne peut plus voir.

Les victimes de violences sexuelles vivent toutes à un moment donné cet état : ne plus bouger, ne plus parler, ne plus rien être en mesure d’entendre, de dire, ne plus savoir où on se trouve, quelle heure il est, attendre, attendre que ça passe, que ça se termine, attendre encore et encore. Les secondes paraissent alors de longues heures. Les minutes encore plus.

Et, pourtant. Pourtant, comme dans les histoires qu’on raconte, dans tout évènement tragique, il y a un début et une fin. Mais quand il s’agit de l’inceste, c’est différent encore. Car on sait. On sait que ça va recommencer. On sait que ça risque de recommencer. On le sent, on le ressent. Et, ça revient, ça recommence. On est pris au piège. On ne peut pas partir, pas dire. On ne sait plus qui on est, comment on vit. On attend de grandir et puis peut-être parvenir à fuir.

Je me souviens de ces témoignages douloureux. Ces mots qui plient en deux une personne au moment où elle raconte. Car ça a été trop dur, trop douloureux, trop tout. Elle était si jeune. Son corps si petit. Et ces larmes. Je me souviens des larmes dans le cabinet. Des cris aussi.

Et, puis, je me souviens comment la lumière est réapparue. D’un coup. Là où on ne l’attendait pas. Parfois, en une séance, vient le moment de la libération. C’est comme un grand tout-à-coup lumineux. Un éclair. Quelque chose a changé. On a compris quelque chose. C’est comme différent. Et on le ressent. On se ressent. On le ressent dans son corps, dans ses tripes. Et on ressent enfin quelque chose. Comme une plume qui se pose. Légère mais là. Enfin. Et, même si on sait qu’on devra s’y atteler de nouveau. Que le chemin n’est pas terminé. Que la guérison demande du courage, on va s’accrocher. On va aller le cherche, le grand et puissant soulagement, encore et encore s’il le faut. Et, alors, il revient. Le soulagement. Un brin de paix. Un vent de calme. Une partition qui sonne juste. Un silence sans peur. Un souffle de vie. Je vis. Enfin.

Et, puis, il viendra encore un autre moment. Un moment ultime. Et celui-ci je vous le souhaite comme la lumière se faufile partout où elle peut. Il y a ce moment où tout ça, ce sera vraiment du passé. Tout ça, ce sera rangé quelque part dans votre mémoire. Tout ça, ce sera derrière.

Après les mots : quand vais-je revivre ? ne plus y penser ? ça va s’arrêter un jour ? Viennent les mots : je ne pensais pas que c’était possible. La thérapie a vraiment changé quelque chose. Je sais ce que j’ai à faire maintenant.

Alors, je vous le dis, je te le dis : Oui, ça va s’arrêter. Un jour tu n’y penseras même plus. Et si même ton esprit pour x ou y raison te fait penser à un viol, ça passera devant toi comme quelque chose qui sonne avec un écho très lointain que tu n’arrives même plus à entendre. C’était quoi déjà ? Tu n’auras plus besoin d’en parler. Tu n’auras plus peur, du tout, de vivre ça encore. Tu seras passé.e à autre chose. Tu seras en paix sur ce sujet là.

Ça ne veut pas dire que la vie ne t’a pas prévu une autre épreuve (clin d’oeil amical). Mais, au moins, cette expérience-là, elle, sera derrière toi, vraiment.

<3

Les thérapeutes que je forme peuvent vous apporter un vrai soulagement.

On a vraiment besoin de pouvoir faire confiance.

Si quelque part en vous, vous sentez cet appel à votre tour, cet appel pour vous former ; que vous sentez que là est votre voie, alors c’est le moment. Osez. Inscrivez-vous. C’est ici.

Je vous écoute et vous embrasse

Je vous écoute et vous embrasse

Mon Coeur n’a de cesse de rester en éveil et de briller fort tant les circonstances que nous vivons peuvent être difficiles, douloureuses.

En 2019, quand on m’a fait les premières demandes de formation, j’étais assez réticente. Je pense que je ne savais tout simplement pas où je devais aller sur ce sujet là. J’étais assez fermée. Je pensais que je n’avais pas à transmettre étant donné qu’au Collectif féministe contre le viol (0.800.05.95.95) il y avait tout et que c’était gratuit.

Mais on ne cessait de me questionner : où avez-vous appris ça ? telle technique ? pourquoi faites-vous comme ça ? Bref, il y avait comme un élan incessant qui ne finissait guère. Un élan et un relent qui m’invitaient à passer à l’action. Mais, je vous l’avoue, je ne savais pas par où commencer, ni si je devais y aller.

Et c’est alors que, comme par magie, j’ai reçu dans ma boîte mail l’offre de Cécile. Nous nous étions rencontrées quelques années plus tôt. Cécile était coach spécialisée en parentalité ludique. J’avais suivi un de ses programmes en ligne et je m’intéressais beaucoup à tous ces infopreneurs qui osaient par internet. Ils m’inspiraient beaucoup.

Dans son mail, Cécile offrait la possibilité de faire un point sur notre situation professionnelle et nos projets notamment de formation, pour savoir si développer son activité par internet était pertinent ou pas. J’ai sauté le pas et en moins de quelques clics, notre rendez-vous téléphonique était calé.

Sans Cécile je n’aurais jamais développé mon offre de formation. Je n’aurais jamais su comment en parler, comment la vendre, et je n’aurais pas su non plus comment lui donner de la valeur.

Je savais créer des contenus pédagogiques. Enseignante durant 8 ans à l’Université en droit, ça ne s’oublie pas. Avoir été maître auxiliaire en français en collège et lycée pro m’avait aussi donné des bases solides sur la rédaction d’objectifs pédagogiques, d’un programme d’apprentissage. Je connaissais la rigueur nécessaire à la transmission de connaissances. Peut-être un peu trop d’ailleurs.

Mais il y avait surtout tout le reste qui me posait problème, à l’intérieur de moi. Tout mon questionnement intérieur. Suis-je vraiment légitime ? Me suis-je moi-même suffisamment formée ? Y avait-il vraiment une nécessité à créer une formation sur le sujet ? Et les autres formations existantes, n’avaient-elles aucune valeur ?

Bref, il me fallait le déclic. Il me fallait comprendre que l’expertise que je m’étais forgée à grand coup d’investissements personnels, de nuits blanches, de bénévolat sans compter, était en réalité une base solide pour transmettre aux personnes qui m’en faisaient la demande.

Je n’aurais jamais pensé avoir les retours que j’ai eu sur la formation. Je n’aurais jamais pensé que cela m’enrichirait autant. Je n’aurais jamais pensé que je me mettrais autant la pression pour acquérir un vrai niveau de professionnalisme et oser me déclarer en tant qu’organisme de formation puis aller cueillir la certification Qualiopi, le graal de la qualité lorsque l’on est organisme de formation.

Je n’aurais jamais pensé avoir les épaules assez larges, investir autant d’argent et passer autant de nuits blanches et de journées dans la rédaction des contenus, les mises à jour. Car, quand un contenu ne me convient plus, il tourne, tourne, tourne dans ma tête, jusqu’à ce que je passe à l’action, le modifie et le fasse refleurir.

Surtout, je n’aurais jamais pensé que la formation transformerait autant, qu’elle puisse avoir autant d’impacts sur les futur.e.s thérapeutes, qu’elles puissent leur permettre de transcender à ce point leur vécu traumatique, aller au-delà, vers encore plus de retour à soi, leur permettant d’oser être encore plus, d’oser déposer plainte durant la formation, d’oser se réparer le corps à grands coups d’exercices psycho-corporels répétés, d’oser se choisir il.elles parce que c’est ça le plus important et que pour la première fois de leur vie c’est vrai.

Bref, je n’aurais jamais pensé tout ce chemin parcouru grâce à vous et pour vous. Je me suis rendue compte grâce à cette expérience de formatrice que je réponds souvent OUI dans le domaine professionnel même si cela me coute. J’ai appris à mes dépens à être encore plus flexible. J’ai appris à embrasser encore plus l’humanité qui brûle en chacun de vous, bien qu’elle puisse me freiner, me blesser ou encore me malmener parfois.

Et, avec ce que j’ai vécu, ce que nous vivons, j’ai décidé de poser de nouveaux choix comme celui de stabiliser définitivement le prix de la formation à 3800 euros et d’offrir pour chaque inscription l’accès aux deux autres formations, gratuitement. D’encourager un peu plus les vocations, les appels, les élans spontanés. Car, nous avons besoin de vous, de vous tous.

Accompagner les blessures de l’intime, devenir thérapeute psycho-corporel spécialisé dans les psychotraumatismes à caractère sexuel

Créer son activité professionnelle de thérapeute, qui est finançable par le CPF

Développer une écoute active pour intégrer à sa pratique professionnelle l’écoute des victime de violences sexuelles

Voilà ce que je vais poursuivre et je vous remercie pour vos encouragements. Pour vos phrases si bienveillantes : « Jénnie, tu ne peux pas nous abandonner. Tu ne peux pas nous lâcher. Il faut que tu continues. Cette formation est une révélation. On en a besoin. Cela me guérit ».

Alors, vous me direz que peut être j’y mets trop d’émotionnel, trop de coeur. Et je vous répondrai que je ne peux plus faire autrement.

Prenez soin de vous et aller là où votre coeur s’illumine. Là où votre âme vibre. Là où la vie coule en vous comme le vent fabrique de gigantesques vagues et rencontre l’océan tout entier.

Je vous écoute, je vous aime et je vous embrasse.

La voix du coeur

La voix du coeur

Je me souviens lorsque j’étais thérapeute psycho-corporelle, c’était il n’y a pas très longtemps…. et je pense que je vais continuer d’en garder des réflexes et compréhensions… je me souviens que je parlais souvent de la Voix du Coeur.

La Voix du Coeur est cette petite voix intérieure qui chuchote en nous, qui jamais ne nous blesse mais toujours est là pour nous soutenir et nous dire ce qui est bon pour nous.

Comment savoir si ce choix est le bon pour moi ?

Comment être sur que j’avance dans la bonne direction ?

Est-ce bien cela qui est fait pour moi ?

En ai-je vraiment envie ?

Ne suis-je pas en train de me tromper ?

Souvent ces questions reviennent dans nos vies comme pour nous permettre de vérifier si le chemin engagé est le bon, si la décision qui va être prise est la bonne.

On dit souvent que le choix du coeur se manifeste parce que tout est simple, fluide, sain, facile. C’est un autoroute qui se présente devant nous.

Il y a bien souvent peu de chances qu’on nous ait enseigné à écouter cette petite voix intérieure. On dit souvent qu’il y a des gens qui arrivent à bien s’écouter, à suivre leurs intuitions et il y en a d’autres que l’on voit peiner, avoir du mal, faire des détours, rebrousser chemin, puis repartir dans le mauvais sens.

C’est souvent dans ces moments là qu’on cherche des réponses à l’extérieur de nous et qu’on peut avoir envie de savoir ce qu’un médium ou une voyante aurait à nous dire.

Il est toujours délicat pour moi de dire à quelqu’un de faire quelque chose ou de ne pas le faire. C’est une posture complexe car derrière il y a la question : suis-je en train de prendre le pouvoir de la personne qui est en face de moi ? suis-je en train de la tromper ? de prendre le contrôle ? alors que c’est à elle seule de retrouver son pouvoir, de saisir les rennes de sa vie, de décider, de choisir, dans son âme et conscience, en faisant preuve de discernement, avec son propre libre arbitre.

La posture du médium pourrait sembler facile notamment lorsque l’information descend et que l’on pourrait dire qu’on n’a qu’à la retransmettre… oui… mais.

Depuis des années où j’ai accompagné des victimes de violences sexuelles, il n’est pas un jour où je ne me suis pas questionnée sur ma pratique professionnelle, ai-je bien fait ceci, ai-je assez dit cela ? en ai-je trop dit ? ai-je trop demandé ? ai-je pris le contrôle ? ai-je suffisamment aidé la personne à se mettre en sécurité ?

Vous me direz peut être que la médiumnité n’a rien à voir avec les violences sexuelles ou la mise en sécurité des victimes. Et je vous répondrai que pour ma part, cela fait partie d’un questionnement intérieur profond. Car dans ce que j’ai pratiqué jusque là mon but a toujours été de rappeler à chaque client.e que :

« il n’y a que vous qui savez ce qui est bon pour vous »

« il n’y a que vous qui puissiez en premier lieu prendre soin de vous »

« il n’y a que vous qui sachiez au fond de vous si vous êtes en train de faire le bon choix »

« vous êtes capable »

« vous savez »

« vous êtes capable de vous protéger »

Dans une récente vidéo, Charlotte Hoefman pose un regard que je trouve très juste sur les thérapeutes mais aussi sur cette part de pouvoir qu’on décide de donner à l’autre notamment dans notre processus de guérison. Je me souviens très bien que sans ma psychologue à un moment donné, sans des repères très clairement énoncés, je n’aurais pas su aller dans la bonne direction. Oui mais voilà, ce n’était pas une médium qui m’accompagnait et même si je pense qu’elle avait un instinct et une intuition bien développée, pour autant, ça n’était pas dans le cadre de la médiumnité qu’elle offrait des conseils, recommandations et transmettait des informations.

Au moment où l’information descend alors que je suis en séance, il y a comme un grand vide. Je n’attends rien. Je laisse venir. Et, c’est dans ce grand vide que des phrases arrivent et que je les transmets. Et, si je n’ai rien, je ne transmets rien.

Souvent, je constate à quel point ces phrases tombent très juste et je m’en étonne moi-même. C’est bien souvent aussi à ce moment là que la petite voix rationnelle de mon esprit débarque pour me dire…. « ho mais comment, tu oses dire ça à cette personne ? » et juste derrière la petite voix de mon coeur qui me rassure et me réchauffe « on ne t’a pas appris cela mais c’est pourtant ce qui est ».

Alors, au milieu de tout ceci, je vous rassure, je n’ai aucun conseil à prodiguer mais je sais que, pour ma part, je vais continuer d’écouter la petite voix de mon coeur et d’aller là où je sens que c’est bon pour moi.

Je me guéris

Je me guéris

« je me guéris grâce à la formation ».

Depuis que j’ai créé la formation Accompagner les blessures de l’intime, j’entends souvent cette phrase de mes stagiaires « je me guéris grâce à la formation ».

Ceci m’encourage à la maintenir, à la perfectionner. J’entends que la formation est dense, qu’on sent que j’ai été enseignante chercheuse. On me dit qu’elle donne des clés essentielles pour comprendre, s’apaiser, être en compassion avec soi-même.

Mes stagiaires m’aident chaque fois à avancer un peu plus dans cette démarche de formation et je les remercie. Cette posture de formatrice génère pourtant en moi beaucoup de doutes. Est-ce que je fais bien ? Est-ce compréhensible ? Les contenus sont-ils suffisamment détaillés ? précis ? clairs ? Autant de questions indispensables selon moi pour donner une vraie qualité à cette formation. Car derrière, l’objectif que je me suis fixée est de permettre à des personnes en reconversion ou déjà installées en libéral de devenir thérapeute spécialisés dans les traumatismes de l’intime et d’aider à leur tour sur ce sujet.

On dit qu’il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir être thérapeute, d’écouter et d’accueillir la souffrance des autres. Je crois qu’il est donné à tout le monde de pouvoir le faire si tant est qu’on l’a fait pour soi-même, face à soi-même. S’autoriser à être bienveillant envers soi-même, se choisir, enfin, s’écouter, écouter la petite voix de son coeur, se faire confiance, se donner une vraie valeur, faire des choix pour soi, oser appliquer la maxime  » charité bien ordonnée commence par soi-même », ne plus être dans la pitié mais rester dans la compassion, dire non, dire stop, dire « tu n’avais pas le droit, c’est interdit », s’offrir une couverture de guérison et s’enrouler vraiment dedans, s’offrir un bon petit plat rien que pour soi, se faire aider, accepter d’aller consulter une psychologue, un médecin, pousser la porte d’un hôpital, reconnaître qu’on s’est trompé, qu’on s’est menti à soi-même, regarder le fait qu’on y arrive pas et qu’il va falloir changer de conduite, se donner une nouvelle ligne, dire pardon, se pardonner.

C’est aussi cela que permet cette formation et je me rends compte chaque fois que je la mets à jour, combien certes nous sommes traumatisé.es mais ô combien nous avons les ressources pour surmonter. Il ne s’agit plus d’espoir mais de persévérance.

Il y a deux jours, je suis allée aider à préparer une jeune femme à son audition devant la CNDA, la cour pour obtenir le droit d’asile. Je n’étais pas seule à faire cela. Quatre autres bénévoles étaient là pour elle. Et, puis, après cela, ils m’ont demandé ce que j’allais faire, si j’allais continuer ce que je sais faire, accompagner les traumas. J’ai expliqué que je ne pouvais plus me mentir sur la dimension médiumnique et spirituelle que je vivais. J’ai raconté. Et, j’ai été accueillie avec beaucoup de compassion. Une des bénévoles m’a dit « ça n’est pas incompatible, la médiumnité et accompagner les traumas ». On m’a dit aussi « ce serait égoïste de ne pas continuer car je sais je le faire ».

Non seulement ces phrases m’ont beaucoup touchées mais en plus elle m’ont beaucoup fait réfléchir et continue de me faire réfléchir. Et puis, il y a eu l’interview d’Anne Deligné par Lilou Macé. Je possède depuis plusieurs mois l’ouvrage de Mme Deligné sur l’emprise des âmes aux éditions Exergue. Je l’ai acheté quand je cherchais des solutions face à certaines clientes dont l’état dissociatif pouvait les emporter très loin, trop loin. Dans l’avant-propos de son livre, Mme Deligné écrit « un jour où je rédigeais ce livre à Auroville, près de Pondichéry en Inde, un ami me demandat quel en était le sujet. D’emblée, un peu hésitante, je lui répondis : « j’écris sur les âmes ». Sa réaction fut immédiate : « ah! c’est de la fiction! » Je suis d’abord restée très perplexe et lui ai vaguement souri pour lui expliquer qu’il avait peut-être raison. Quelques mois plus tard, en Europe, je déjeunais avec une personnalité du monde scientifique, qui me questionna également sur le sujet de mon livre : « j’écris sur les âmes ». Sa réponse fuse : « ah! vous êtes catholique ! Oh pensai-je, voilà un bel amalgame… « parce que seuls les catholiques ont une âme ? » lui dis-je. Avais-je jamais imaginé ce que les gens pourraient penser d’un tel sujet, les « âmes »? Chacun y va de sa propre histoire. Pour les uns, ce sera « mais elle joue avec les démons! » pour d’autres : « seuls les prêtres savent ce qui se passe avec les âmes » d’aucuns pensent : « les âmes n’existent pas! », « c’est un roman-fiction », « les fantomes je n’y crois pas! », « les âmes n’existent pas, la science ne l’a jamais prouvé ». Ou encore : « enfin, quelqu’un qui parle, des âmes ! », « ah ! Le livre que je cherche depuis longtemps ! », « elle a osé », « il est temps d’aborder enfin le sujet des âmes » ou « qu’allons-nous apprendre enfin sur ce mystère? »

Ce à quoi Mme Deligné rétorque : « sachons écouter, lire et entendre certains propos : « c’était plus fort que moi », « je ne sais pas ce qui m’a pris, c’est comme si quelqu’un d’autre me forçait », « depuis mon opération, j’ai changé de goût », « depuis la mort de mon oncle, je me sens comme lui » etc… Mme Deligné pratique ce qu’elle nomme et a appris de Mme Edith Fiore, docteur en psychologie clinique, le dégagement spirituel. Et, dans son interview pour présenter son dernier livre, elle explique que les traumatismes et la spiritualité sont intrinsèquement liés.

Le témoignage de M Stéphane Allix, journaliste et expérimentateur de la médiumnité, qui dans le cadre d’une thérapie alternative a fait une sortie d’amnésie traumatique et a recouvré la mémoire des violences sexuelles qu’il avait subit, le témoignage de Mme Agnès Stevenin devenue guérisseuse et auteure de l’ouvrage Splendeur des âmes blessées qui nous explique qu’elle a perdu ses capacités à la suite d’une agression sexuelle dans sa toute petite enfance, l’ouvrage de Mme Sandra Ingerman Recouvrer son âme et guérir son moi fragmenté qui traite du recouvrement d’âme en chamanisme pour les victimes de violences sexuelles et ne parle principalement que des traumatismes de l’intime, l’ouvrage de M Dominique Camus ethnologue et sociologue, docteur en sciences sociales, Enquête sur les Hommes du Don, le Don de vie qui nous raconte comment une guérisseuse de campagne a aidé une jeune femme qui a été violée, tous ces témoignages montrent à quel point ce que Peter Levine, médecin psychiatre spécialiste du TSPT trouble de stress post traumatique et créateur de la méthode Somatic Experiencing énonce dans son ouvrage Mémoire et Trauma : les traumatismes sont une expérience spirituelle.

Alors, en fin de compte, je ne suis pas étonnée de ce qui m’arrive et je dirais même que cela me semble tout à fait « normal ». J’aimerais par ces mots vous dire, pour tous les yeux qui se poseront jusqu’ici, que vous n’êtes pas seul.e à vivre cela. Que oui, vous sentez réellement la présence de votre grand-mère ou grand-père, ou père ou mère près de vous, que oui, vous avez reçu un signe de votre enfant disparu, que oui, vous êtes très certainement sorti de votre corps durant le viol dont vous avez été victime et que d’ailleurs, il existe une thèse de médecine sur le sujet de la décorporation dans le phénomène prostitutionnel qui « scientifise » cela, qu’il est normal de vous sentir mal dans certains lieux et de sentir que vous n’y êtes pas bien accueilli, d’avoir l’intuition que quelque chose va se passer, de sentir qu’une force surhumaine est venue vous aider et vous soutenir, que définitivement il y a des choses que vous ne voyez pas mais que vous ressentez et qu’elles sont bien réelles et que oui, si vous avez du traverser tout cela et que vous n’en êtes pas mort.e c’est que vous avez vécu une expérience unique pour vous permettre de vous transcender à vous même, de vous transformer, d’agir plus que jamais dans cette vie que vous avez choisi.

Les traumatismes sont une expérience intime et spirituelle. Leur guérison est le chemin initiatique vers plus d’amour de soi.

Je crois en moi

Je crois en moi

C’est une petite phrase que je chuchote souvent à l’oreille de mon enfant juste avant qu’il s’endorme. « Je crois en toi » Afin qu’il sache que je serai toujours là pour lui, pour le soutenir, pour le croire. Et, c’est aussi une phrase à laquelle je pense souvent.

Pas facile de croire en soi en toutes circonstances. Pas simple de se donner à croire qu’on fait de son mieux. Pourquoi alors tant de culpabilité parfois.

Et, puis, il y a le relent de cette croyance que oui, j’ai raison, que oui, j’ai fait les bons choix, que oui, ce que j’accomplis m’est favorable. Et, ce « je crois en moi » qui devient enfin perceptible.

Il y a quelques jours, je suis allée rencontrer un hypnotiseur. J’en avais grandement besoin. Trop de mots tournaient en boucle dans ma tête. Il fallait que je range, que je fasse le vide pour me laisser une place, une nouvelle place vers plus d’amour de moi, pour que je puisse pleinement aller m’accomplir dans cette nouvelle vie professionnelle qui me tend les bras.

La médiumnité s’est imposée à moi comme on tombe amoureuse d’un glace au citron. On ne choisit pas, on découvre et le parfum persiste. On se souvient des premières fois. Et, puis, il y a la vie qui est là pour ramener dans le bon chemin. Pour montrer cette voie.

Je sens en moi en écrivant ces mots toute la difficulté que cela représente encore dans mon esprit pour installer cet état de fait. Il a pourtant énormément de livres sur le sujet, de témoignages, de médiums reconnus, d’expériences scientifiques.

J’amasse pourtant moi même un nombre innombrable de « preuves », de coïncidences qui n’en sont plus.

Comment aurais-je pu savoir le secret d’une bague disparue, le secret d’une grossesse en cours non annoncée, le secret d’une aventure amoureuse non dévoilée ?

Comment aurais-je pu donner le prénom de l’arrière grand-mère, savoir qu’ils étaient 4 dans la voiture et que trois sont morts, que la dame avait fait une fausse couche après son ainée, que la dame allait avoir un troisième enfant ?

Comment aurais-je pu prévenir d’un danger, informer de la nécessité d’aller chez un médecin, prévenir de la mort pour s’y préparer, voir la nouvelle vie d’un couple non encore formé ?

Lorsqu’à douze ans j’ai annoncé la mort d’un enfant, cela est sorti de ma bouche sans que je n’ai pu avoir de contrôle sur mes mots et quelques heures plus tard, elle était morte.

Il parait que nous sommes toutes et tous doués de médiumnité, que nous possédons tous un guide spirituel personnel, ainsi qu’un ange gardien commun à tous ceux qui sont nés le même jour que nous.

Il parait que c’est normal de ressentir qu’un lieu n’est pas familier, de voir défiler devant ses yeux des images à toute vitesse sans aucun contrôle, de sentir et d’entendre la présence d’un défunt.

Alors pour toutes ces expériences que j’ai vécues et toutes celles que je ne raconte pas, j’ai décidé de me dire ces phrases réconfortantes : Je me crois, je crois en moi.

A compter du 1er août, mon cabinet de thérapie psycho-corporelle fermera définitivement ses portes. C’est une page qui se tourne pour que je puisse en écrire une nouvelle. Une nouvelle sur laquelle je pourrai écrire : « si vous lisez ces mots et que vous avez vécu ou ressenti sensiblement la même chose que moi, que vous avez l’impression qu’un défunt veut entrer en contact avec vous, que votre grand-mère ou votre grand-père, votre mère est auprès de vous, ne doutez plus, croyez vous, croyez en vous. »

A compter du 1er août, je vous recevrai à l’Atelier à Inzinzac-Lochrist. Nous parlerons, je vous transmettrai des messages si j’en reçois, et vous les sentirez auprès de vous. « On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux ».

Thème : Overlay par Kaira. Jénnie Desrutins - Siret 517.714.119.00057
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