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Formation pour accompagner les victimes d’agressions sexuelles

Formation pour accompagner les victimes d’agressions sexuelles

En ce moment, la presse publie de plus en plus de récits de victimes de viols et agressions sexuelles et c’est une bonne chose pour permettre notamment aux victimes d’agressions sexuelles d’identifier ce qu’elles ont réellement subi.

La particularité de l’agression sexuelle est qu’elle est une atteinte sexuelle sans acte de pénétration. Elle n’en est pour autant pas moins traumatisante et les conséquences psychotraumatiques sont tout aussi réelles et difficiles à atténuer.

Les agressions sexuelles sont presque devenues une conduite courante tellement elles sont nombreuses. Et, les victimes ont beau manifester leur mécontentement, leur non consentement, leur désapprobation, c’est comme si on ne voulait pas les entendre.

Les agressions sexuelles sont tous ces gestes, regards, mots à consonnance sexuelle qui viennent heurter, blesser, faire souffrir les personnes. Elles sont autant de situations qu’il y a de stratégie des auteurs.

Il n’est pas rare que les victimes d’agressions sexuelles tout comme les victimes de viols ou d’inceste se dissocient au moment où elles traversent l’agression. Elles se réfugient alors dans un ailleurs, un poster sur un mur, une fenêtre, le son de la pluie, l’odeur de leur foulard, la forme d’un passant dans la rue.

L’une des principales difficultés de la victime d’agression sexuelle est de considérer que l’impact de ce geste dans leur corps puisse causer les mêmes dégâts que celui d’un viol. Elles se disent souvent qu’il y a pire, que leur situation est moins grave qu’une autre, que ça n’a pas duré si longtemps, que ça n’était qu’une seule fois, et pourtant… Pourtant tous les symptomes sont là, révélateur de la souffrance induite par la blessure intime qu’elles ont subi. Elles y pensent et repensent. Cela les rend triste. Elles acquièrent de nouvelles réactions, de sursaut, de peur, d’anxiété, d’angoisse, de panique, bien qu’elles ne fassent pas toujours le lien avec l’agression.

Et, difficulté supplémentaire, la reconnaissance de son statut de victime d’un délit est peu considéré. La victime devra partir en reconsidération d’elle-même, de sa place dans la société, de son droit d’exister, de ne pas être agressé, pour enfin parvenir à se sentir libre de nouveau, d’aller où bon lui semble, comme bon lui semble.

Pour les soignants ou thérapeutes, l’agression sexuelle est parfois difficile à appréhender tant elle est courante. Son intensité traumatique et son retentissement sont souvent peu considérés. Parfois même les soignants eux-mêmes agressent sexuellement. On pense notamment aux violences obstétricales ou gynécologiques qui manquent parfois d’un cadre respectueux du consentement du patient à un geste dit médical.

Lorsque je forme les thérapeutes psycho-corporels à la Méthode Coeur Pivoine Corps Précieux que j’ai créée pour accompagner les victimes, je leur apprends à considérer tous les ressentis des victimes. Un pincement pour l’une est une blessure insupportable pour l’autre. La considération de la parole de la victime, de ses ressentis, à elle, peu importe le contenu de la loi est la base pour appréhender ses souffrances et lui permettre de trouver la voie de l’apaisement et de la renaissance.

Nous avons plus qu’un grand besoin que l’ensemble des soignants, quelque soit leur métier, soit formé à toutes les dimensions qu’implique la prise en charge d’une victime d’agression sexuelle et non pas uniquement pour traiter quelques symptômes comme une baisse de l’anxiété ou la réduction du nombre d’attaques de panique.

Il est temps de prendre conscience que les victimes de violences sexuelles ont le droit d’avoir des soins adaptés qui prennent en compte toute la réalité des traumatismes qu’elles ont subi, le système juridico-éducatif dans lequel elles baignent. Qu’on les considère dans leur parole. Qu’on ose écouter attentivement, questionner et demander. Qu’on les aide à renouer avec leur corps, à sentir qu’elles sont vivantes à l’intérieur.

Lorsque j’ai créé la formation Accompagner les blessures de l’intime, Devenir thérapeute psycho-corporelle spécialisée dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles et autres psycho-traumatismes, ma volonté était avant tout de former des professionnels à la prise en charge des victimes d’inceste. Je voulais qu’ils fassent ce dont moi j’aurais eu besoin et que j’ai mis des années à trouver.

La formation Accompagner les blessures de l’intime vise à permettre aux futurs thérapeutes de considérer dans son ensemble la personne et non simplement comme une accumulation de symptômes dont le coeur et l’esprit ne doivent pas être considérés.

Certains exercices psycho-corporels que j’ai développé comme le Coeur Pivoine ou La lumière d’Amour sont des ressources précieuses qui devraient être diffusées le plus largement possible et qui devraient permettre aux victimes de ressentir immédiatement un soulagement. L’utilisation de la cohérence cardiaque tend à se développer mais elles devraient l’être encore plus notamment durant les auditions de victimes et les expertises. Réduire l’intensité émotionnelle d’une victime l’aidera à mieux appréhender toute situation présente.

La Méthode Coeur Pivoine – Corps Précieux que j’ai créée et que je transmets aux thérapeutes qui veulent se former a ainsi pour but d’aider dans sa globalité les victimes de violences sexuelles et pas seulement sur un pan de leur réalité. Nous travaillons la reconnexion au corps, l’estime de soi, la confiance en soi, la puissance d’être et le sens de cette expérience terrible que la personne a vécu, et cela dans le respect de la loi pénale française.

Il est temps qu’un plus grand nombre de thérapeutes soient formés, des thérapeutes qui osent s’investir, prendre à bras le coeur les ressentis des victimes, fassent les exercices avec leur patient, se placent en empathie complète avec leur patient.

Pour plus d’informations, RDV sur la page FORMATION du site.

Les violences sexuelles et le confinement

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Que vivent les victimes de violences sexuelles durant le confinement ?

Que se passe-t-il pour les personnes qui sont victimes de violences sexuelles durant le confinement ?

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Comment apaiser une victime de violences sexuelles ?

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J’organise ce dimanche à 18h une Conférence 100% en ligne sur le thème Comment apaiser une victime de violences sexuelles ? Et faire évoluer sa pratique professionnelle ?

L’occasion de se retrouver ensemble pour échanger et approfondir sa façon de faire dans l’accompagnement des blessures de l’intime.

Mon parcours d’écoutante au Collectif féministe contre le viol m’a amenée à développer une pratique professionnelle très adaptée à la situation des victimes de violences sexuelles.

Venez découvrir laquelle !

Les inscriptions se font sur ce lien : https://coeurpivoine.learnybox.com/inscription-copie/

A dimanche

Thème : Overlay par Kaira. Cabinet de Thérapie psycho-corporelle - Jennie Desrutins - Siret 517.714.119.00057
1 rue du Muguet, 56850 CAUDAN