Auteur/autrice : Jennie Desrutins

Je crois en moi

Je crois en moi

C’est une petite phrase que je chuchote souvent à l’oreille de mon enfant juste avant qu’il s’endorme. « Je crois en toi » Afin qu’il sache que je serai toujours là pour lui, pour le soutenir, pour le croire. Et, c’est aussi une phrase à laquelle je pense souvent.

Pas facile de croire en soi en toutes circonstances. Pas simple de se donner à croire qu’on fait de son mieux. Pourquoi alors tant de culpabilité parfois.

Et, puis, il y a le relent de cette croyance que oui, j’ai raison, que oui, j’ai fait les bons choix, que oui, ce que j’accomplis m’est favorable. Et, ce « je crois en moi » qui devient enfin perceptible.

Il y a quelques jours, je suis allée rencontrer un hypnotiseur. J’en avais grandement besoin. Trop de mots tournaient en boucle dans ma tête. Il fallait que je range, que je fasse le vide pour me laisser une place, une nouvelle place vers plus d’amour de moi, pour que je puisse pleinement aller m’accomplir dans cette nouvelle vie professionnelle qui me tend les bras.

La médiumnité s’est imposée à moi comme on tombe amoureuse d’un glace au citron. On ne choisit pas, on découvre et le parfum persiste. On se souvient des premières fois. Et, puis, il y a la vie qui est là pour ramener dans le bon chemin. Pour montrer cette voie.

Je sens en moi en écrivant ces mots toute la difficulté que cela représente encore dans mon esprit pour installer cet état de fait. Il a pourtant énormément de livres sur le sujet, de témoignages, de médiums reconnus, d’expériences scientifiques.

J’amasse pourtant moi même un nombre innombrable de « preuves », de coïncidences qui n’en sont plus.

Comment aurais-je pu savoir le secret d’une bague disparue, le secret d’une grossesse en cours non annoncée, le secret d’une aventure amoureuse non dévoilée ?

Comment aurais-je pu donner le prénom de l’arrière grand-mère, savoir qu’ils étaient 4 dans la voiture et que trois sont morts, que la dame avait fait une fausse couche après son ainée, que la dame allait avoir un troisième enfant ?

Comment aurais-je pu prévenir d’un danger, informer de la nécessité d’aller chez un médecin, prévenir de la mort pour s’y préparer, voir la nouvelle vie d’un couple non encore formé ?

Lorsqu’à douze ans j’ai annoncé la mort d’un enfant, cela est sorti de ma bouche sans que je n’ai pu avoir de contrôle sur mes mots et quelques heures plus tard, elle était morte.

Il parait que nous sommes toutes et tous doués de médiumnité, que nous possédons tous un guide spirituel personnel, ainsi qu’un ange gardien commun à tous ceux qui sont nés le même jour que nous.

Il parait que c’est normal de ressentir qu’un lieu n’est pas familier, de voir défiler devant ses yeux des images à toute vitesse sans aucun contrôle, de sentir et d’entendre la présence d’un défunt.

Alors pour toutes ces expériences que j’ai vécues et toutes celles que je ne raconte pas, j’ai décidé de me dire ces phrases réconfortantes : Je me crois, je crois en moi.

A compter du 1er août, mon cabinet de thérapie psycho-corporelle fermera définitivement ses portes. C’est une page qui se tourne pour que je puisse en écrire une nouvelle. Une nouvelle sur laquelle je pourrai écrire : « si vous lisez ces mots et que vous avez vécu ou ressenti sensiblement la même chose que moi, que vous avez l’impression qu’un défunt veut entrer en contact avec vous, que votre grand-mère ou votre grand-père, votre mère est auprès de vous, ne doutez plus, croyez vous, croyez en vous. »

A compter du 1er août, je vous recevrai à l’Atelier à Inzinzac-Lochrist. Nous parlerons, je vous transmettrai des messages si j’en reçois, et vous les sentirez auprès de vous. « On ne voit bien qu’avec le coeur, l’essentiel est invisible pour les yeux ».

Je me choisis

Je me choisis

« Je me choisis » voici l’une des phrases avec lesquelles je travaille en séance pour permettre aux personnes dont la vie s’est envolée de pouvoir décider d’un nouveau cap, de savoir où aller, d’oser s’écouter et ressentir, d’oser dire et faire ce qui est bon pour elles.

Et, il n’y a pas un jour dans ma vie où je continue de me le rappeler.

Cela me fait penser aux masques à oxygène dont parle Isabelle Filliozat dans ses modules sur l’éducation bienveillante. Elle demande aux parents. « Vous êtes dans un avion. Il n’y a plus d’oxygène. Les masques tombent des plafonds. Que faites-vous ? A qui mettez-vous le masque en premier ? »

De cette réponse, découlent plusieurs conséquences. Et, bien souvent, un oubli de soi-même. Alors, qui va piloter la locomotive pour permettre à vos petits wagonnets de bien suivre la voie si vous n’y êtes pas aux commandes ?

Isabelle Filliozat invite ainsi chaque parent à se repositionner dans son rôle et cela de manière sûre et sécure. D’abord je mets mon masque, ensuite j’apprends à mon enfant à mettre le sien. Elle nous permet grâce à cette métaphore de reprendre notre place première. De nous re-considérer. De renouer avec nous-même, nous m’aime.

Et, dans ce « je me choisis » il peut aussi y avoir des choix difficiles. Des décisions importantes à prendre. Comme celle d’un nouveau départ professionnel.

Durant quatre ans, j’ai été à vos côtés. J’ai été thérapeute psycho-corporelle du mieux que je l’ai pu et avec conscience. Je vous ai reçus, je vous ai écoutés. Nous avons fait ensemble des centaines d’exercices psycho-corporels. Et, puis, il y avait toujours en parallèle de ma vie professionnelle, ma vie personnelle. Celle qui vient nous rappeler ce qui est important.

Durant ces quatre années, vous m’avez beaucoup appris et je me suis aussi découverte. Un peu plus encore. Je tiens sincèrement à vous remercier de votre confiance.

Aujourd’hui, il est temps pour moi de tourner une page. Car la vie m’a montrée un autre chemin.

A compter du 1er août 2021, le cabinet de thérapie psycho-corporelle fermera ses portes. Vous pourrez toujours me retrouver en formation sur les traumatismes de l’intime.

Comme certaines et certains ont pu le découvrir, j’ai depuis petite certaines facultés qui se sont révélées. Elles se sont particulièrement intensifiées à plusieurs reprises de ma vie. Mais jusque là, je ne souhaitais pas en faire plus état que dans la description d’un parcours de développement personnel ou spirituel.

Les deux évènements que j’ai traversés en avril dernier sont venus une fois de plus bouleverser mon existence et ma trajectoire notamment professionnelle.

Je ne suis plus celle que j’étais et je n’ai plus peur de raconter. J’ai communiqué avec mon père alors qu’il était dans le coma, durant son décès et après aussi. Il m’a transmis des informations essentielles pour qu’on puisse s’accompagner les uns les autres, ma mère, mes soeurs et sa nouvelle compagne. Il n’a jamais été seul et nous l’avons eu auprès de nous. Il a pu faire les bons choix pour lui et nous pour l’accompagner dans ce passage vers l’au-delà.

Durant ces quatre années, j’ai eu de nombreuses manifestations de défunts ou guides spirituels ou familiaux des personnes qui venaient me rencontrer pour être suivie en thérapie. Cela n’a pas été simple parfois de recevoir ces messages. Et, puis, doucement, ça a malgré tout pris place.

Alors, je fais le choix de ne plus aller à l’encontre de moi-même. Je me choisis dans tout ce que je suis. Et, comme disent les parents de Pompom dans le livre d’Olivier Clerc à destination des enfants « Tu es comme tu es », je suis comme je suis.

Aussi, serai-je ravie de vous rencontrer à compter du 1er août lors de consultations en guidance et médiumnité. Bien sûr j’aurai encore mes réflexes de thérapeute formée à la prise en charge des psychotraumatismes et serai attentive à vos situations. Pour autant, je n’exercerai plus le métier de thérapeute psycho-corporel.

Prenez bien soin de vous.

Je me fais confiance

Je me fais confiance

Il y a quelques mois, j’ai traversé deux évènements largement traumatogènes. Un accident domestique et le décès de mon père. Coup sur coup. L’un après l’autre, à quelques jours d’écart.

Cela m’a complètement déstabilisé. J’ai du cesser mon travail d’accompagnement des personnes victimes de violences sexuelles et autres traumatismes.

D’un coup, d’un seul, j’ai été reprojetée de l’intérieur dans ce que je connais bien et ces sujets pour lesquels je forme des thérapeutes.

J’ai quasiment tout de suite compris ce qui m’arrivait. Mais le vivre de l’intérieur, je dirais que ça faisait longtemps que cela ne m’étais pas arrivé.

Alors, comment ai-je fais pour traverser et continuer de traverser ?

J’ai mis en oeuvre exactement ce que je répète à tous mes clients et clientes : j’ai fait de moi ma priorité. J’ai mis de côté ma vie professionnelle, les demandes de rendez-vous, les demandes de formation, j’ai délégué mon travail de formatrice, j’ai réorienté mes clients et clientes. Et, je me suis concentrée sur moi et ma famille, mon fils et mon mari.

Durant ces quelques mois qui nous séparent des évènements que j’ai vécu mi avril, j’ai essayé le plus possible de ne faire que ce qui était une ressource pour moi-même. C’est à dire une source de soutien pour mon corps, mon coeur et mon âme.

Et, j’ai fait beaucoup de peinture, de rénovation, de bricolage. Cela a été ma manière à moi de me recentrer, de me réconcilier, de me consoler, de me soutenir. J’ai transformé ma salle de bain, mon entrée de maison, mes wc. J’ai bati des murs à la chaux et au chanvre, coulé une dalle, peint des poutres, réparé des trous dans les murs, fait du map, de l’enduit, du béton chaux, bref, j’ai mis la main à la pâte, ma pâte. Je me suis concentrée sur tout mon être pour qu’il retrouve un vrai souffle de vie.

C’était la première fois que je me retrouvais de si près face à la mort. Je l’avais déjà vécu mais autrement, dans d’autres circonstances. Quand on voit un corps sans vie, de très près, je pense que nous entrons dans un état second, un état modifié de conscience et qui nous projette dans une réalité quasi silencieuse : tout peut s’arrêter du jour au lendemain. Vivre, c’est maintenant. Se choisir, c’est toujours le choix possible. Se soutenir, devient l’indispensable.

Juste avant de réanimer mon beau-fils de 5 ans et demi, je suis entrée comme dans un genre de tunnel. Je n’entendais plus rien. J’étais focalisée sur lui. Je cherchais le battement de son coeur. Je ne le trouvais pas. Et, puis, j’ai fait. Le massage cardiaque. Le bouche à bouche. J’ai senti son coeur qui est reparti. J’ai accueilli son souffle qui était revenu. Un miracle.

J’ai pensé à Peter Levine dont j’avais lu Trauma et Mémoire et qui racontait comment lors de son accident de voiture, il entendait tout ce qu’on lui disait mais ne pouvait répondre. Je me suis souvenue de la description de la voix de la médecin qui l’a soutenu. Je me souviens qu’il disait que cette voix douce et rassurante lui a apporté de l’intérieur un réconfort sans nom qui lui a permis de reprendre contact avec toutes les sensations de son corps et de continuer sa vie, ici et maintenant, dans ce corps. Cette voix qui lui a presque redonné vie.

Alors, je lui ai parlé. Doucement, d’une voix rassurante. Je lui ai tout expliqué. Je lui ai dit qui le touchait, pourquoi on le touchait. Je l’ai rassuré même si il ne reprenait pas conscience. Même si il ne me répondait pas. Je lui ai chanté des berceuses. Je lui ai caressé les cheveux, ses petits bras. J’ai voulu qu’il se sente bien, qu’il puisse revenir dans son corps, qu’il reprenne sa place dans toutes les parties de son corps. Et, trois jours plus tard, il est sorti du coma indemne. Aucune lésion cérébrale. Il s’était sauvé.

Choisir de se faire confiance dans un moment comme celui-ci s’est plus qu’imposé à moi. C’était comme ça.

Alors, en vous écrivant, j’ai un message à vous transmettre : faites du mieux que vous pouvez chaque jour, osez faire ce qui vous appelle. La vie est incroyable. Surprenante. Et, parfois, elle s’envole en un éclair.

Aujourd’hui, je continue à me faire confiance.

Formation pour accompagner les victimes d’inceste

Formation pour accompagner les victimes d’inceste

Les victimes d’inceste sont souvent dans le désarroi face aux offres de soins psychologiques et psychothérapeutiques qui leur sont proposées.

Parfois même, lorsqu’elles envisagent une démarche judiciaire, on leur dit que ce n’est peut être pas la bonne solution pour elles.

Il est temps de prendre conscience que les victimes d’inceste ont le droit d’avoir des soins adaptés qui prennent en compte toute la réalité des traumatismes qu’elles ont subi.

Lorsque j’ai créé la formation Accompagner les blessures de l’intime, Devenir thérapeute psycho-corporelle spécialisée dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles et autres psycho-traumatismes, ma volonté était avant tout de former des professionnels à la prise en charge des victimes d’inceste.

Pourquoi ? Car il s’agit de comprendre et surtout de prendre en compte toutes les dimensions que revêtent les blessures provoquées par l’inceste.

Une victime d’inceste est niée dans son corps, elle est niée dans son existence, elle n’a pas le droit de dire, d’oser être. Et, les atteintes qu’elle subit sont corrélées par le système familiale dans lequel elle grandit.

L’inceste est un système de domination de l’enfant, de l’individu. La victime est prise dans un filet qu’elle n’arrive bien souvent pas à identifier. Elle n’est jamais à sa juste place. On lui donne un rôle qu’elle ne devrait pas avoir. Et, on utilise contre elle une charge affective pour la blesser et la manipuler.

Lorsque j’accompagne des victimes d’inceste, je prends en compte toutes les dimensions de ces violences sexuelles particulières : le système éducatif de la victime, le niveau social de sa famille, les violences transgénérationnelles, les scénarios traumatiques vécus par la victime, les alliées et complices, les démarches judiciaires entreprises, le niveau de protection de la victime, ses ressources physiologiques, physiques, psychiques, corporelles et émotionnelles, sa sexualité traumatique, ses réactivations traumatiques, notamment.

Il s’agit aussi de prévenir la victime des conduites incestueuses qu’elle même peut générer car l’inceste est un système et qu’il est nécessaire de le comprendre pour le désamorcer en soi et autour de soi.

La Méthode Coeur Pivoine – Corps Précieux que j’ai créée et que je transmets aux thérapeutes qui veulent se former a pour but d’aider dans sa globalité les victimes d’inceste et pas seulement sur un pan de leur réalité. Nous travaillons la reconnexion au corps, l’estime de soi, la confiance en soi, la puissance d’être et le sens de cette expérience terrible que la personne a vécu, et cela dans le respect de la loi, notamment de la loi pénale française.

Pour plus d’informations, RDV sur la page FORMATION du site.

Formation pour accompagner les victimes d’attouchements

Formation pour accompagner les victimes d’attouchements

Les victimes d’attouchements sont souvent seules avec elles-mêmes, au fond d’elles-mêmes. Pourquoi ? Car bien souvent, elles n’arrivent pas à mettre des mots sur les gestes qu’on leur a fait sur le corps ou dans leur corps. Et ce n’est qu’en grandissant qu’elles comprennent qu’il y avait dans tel ou tel geste quelque chose de pas normal, quelque chose qui n’était pas anodin.

Bien souvent aussi, les victimes d’attouchements utilise le mot attouchement pour ne pas dire viol ou agression sexuelle. Car ces autres mots là font peur et ont une connotation juridique tellement forte que la simple idée de considérer l’attouchement que l’on a subi comme un viol, nous ferait perdre un peu plus la tête.

Elles se retrouvent donc face à elles-même, jusqu’à ce qu’une brêche s’ouvre, que la parole se délie autour d’elles, que quelqu’un ose parler de son histoire personnelle et qu’elles se rendent compte qu’elles ne sont pas les seules, pas toute seule.

Elles se retrouvent aussi comme les victimes d’inceste souvent dans le désarroi face aux offres de soins psychologiques et psychothérapeutiques qui leur sont proposées.

Elles ne savent pas si elles peuvent s’adresser à un CMP ou une psychologue en libéral. Elles ont souvent peur d’être jugées, qu’on leur dise que c’est de leur faute ou pire qu’on nie leur souffrance.

J’ai parfois entendu des histoires terribles sur lesquelles des professionnels ont posé les mots « vous viviez simplement une histoire d’amour avec votre frère ».

Il est temps de prendre conscience que les victimes de violences sexuelles et d’attouchements ont le droit d’avoir des soins adaptés qui prennent en compte toute la réalité des traumatismes qu’elles ont subi. Qu’on les considère dans leur parole. Qu’on ose écouter attentivement, questionner et demander « et aujourd’hui, comment vous vous sentez dans votre corps ? dans votre coeur ? vous y pensez souvent ? combien de fois par mois ? par semaine ? » Afin que ces victimes ne soient pas toute seule avec leur vécu, que quelqu’un n’ait pas peur d’aller regarder tout cela avec elle.

Lorsque j’ai créé la formation Accompagner les blessures de l’intime, Devenir thérapeute psycho-corporelle spécialisée dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles et autres psycho-traumatismes, ma volonté était avant tout de former des professionnels à la prise en charge des victimes d’inceste.

Souvent, on retrouve le mot d’attouchement dans ces contextes, presqu’un peu comme pour minimiser les faits, comme pour adoucir. Avoir été attouché pourrait sembler faire moins mal que d’avoir été violé. En réalité, il n’en est rien.

Pourquoi ? Dans la plupart des situations que j’ai accompagné et que je continue d’accompagner, dans les décisions de justice que je lis, le mot ressort mais il couvre en réalité un ensemble de violences sexuelles avec acte de pénétration ou non que les personnes ont vécu.

Vivre des attouchements ce peut être vivre de l’inceste, des abus sexuels, subir de la pornographie imposée, subir des gestes sexualisés, des soins d’hygiène trop prononcés, trop répétés, des agressions sexuelles multiples et aussi des viols.

Face à ce mot, le droit range et catégorise en « atteinte sexuelle », « agression sexuelle », « viol ».

Et, la victime d’attouchement garde une empreinte dans son corps de ce geste inadapté, interdit.

Lorsque j’accompagne des victimes d’attouchements ou d’inceste, je prends en compte toutes les dimensions de ces violences sexuelles particulières : le système éducatif de la victime, le niveau social de sa famille, les violences transgénérationnelles, les scénarios traumatiques vécus par la victime, les alliées et complices, les démarches judiciaires entreprises, le niveau de protection de la victime, ses ressources physiologiques, physiques, psychiques, corporelles et émotionnelles, sa sexualité traumatique, ses réactivations traumatiques, notamment.

La Méthode Coeur Pivoine – Corps Précieux que j’ai créée et que je transmets aux thérapeutes qui veulent se former a pour but d’aider dans sa globalité les victimes de violences sexuelles et pas seulement sur un pan de leur réalité. Nous travaillons la reconnexion au corps, l’estime de soi, la confiance en soi, la puissance d’être et le sens de cette expérience terrible que la personne a vécu, et cela dans le respect de la loi, notamment de la loi pénale française.

Il est temps qu’un plus grand nombre de thérapeutes soient formés, des thérapeutes qui osent demander : « quand vous me dites « attouchements » est ce que vous pouvez me montrer le geste pour bien que je comprenne ? » et qui solidarisent la victime à eux pour ne plus jamais qu’elles soient seules dans leur tête avec tout ce vécu, qu’elles sachent qu’on peut en sortir, qu’elles avancent avec conscience vers leur corps et renouent avec leur amour d’elle-même, en vrai, et dans toutes les parties de leur corps.

Pour plus d’informations, RDV sur la page FORMATION du site.

Formation pour accompagner les victimes de viols

Formation pour accompagner les victimes de viols

En ce moment, la presse publie de plus en plus de récits de victimes de viols et c’est une bonne chose tant les stratégie des auteurs de violences sexuelles sont multiples, diverses et perverses.

Lorsqu’un agresseur choisit de passer à l’acte, il choisit sa victime. La victime, elle, ne sait pas qu’elle est sur la toile d’araignée qui est en train de se refermer. Elle peut sentir qu’il y a quelque chose de bizarre mais bien souvent, le piège se referme et la sidération arrive bientôt pour la soutenir et lui permettre de survivre dans son corps et dans toutes ses fonctions vitales à cette violence qui vient la meurtrir de l’intérieur.

Il n’est pas rare que les victimes se dissocient en se réfugiant dans le papier peint de la pièce, le tic tac d’une montre, la couleur d’un vêtement, une odeur, ou tout autre accroche avec le décor dans lequel elle traverse cette terrible épreuve. Elle peut aussi aller jusqu’à créer des trous noirs dans sa mémoire pour ne plus avoir accès au pire. Mémoire qui pourra revenir des années plus tard pour se libérer.

Les victimes de viols ont un mal fou à faire reconnaitre leur souffrance. Lorsqu’un soldat part au front et revient, tout le monde s’accorde à considérer que c’est normal qu’il ait un trouble de stress post-traumatique, des psychotraumatismes qui se développent. Pour une victime de viol, il y a le néant.

La reconnaissance de son statut de victime de crime est impalpable. Elle devra partir en reconquête d’elle-même. Pire même elle pourra aller jusqu’à tenter de nier à l’intérieur d’elle-même que tout ceci a existé afin de sauver son âme et de considérer qu’elle a encore le droit de vivre.

Face aux soignants, les victimes sont de plus en plus écoutées. Mais pas forcément soignées. La parole se libère mais les soins adaptés ne sont que trop peu proposés.

Alors, les victimes de viols testent tout : EMDR, hypnose, thérapie familiale, systémique, psychanalyse, analyse corporelle, magnétisme, énergétique.

Elles testent tout et tentent de se sauver tant bien que mal jusqu’à ce qu’elles trouvent une prise en charge globale, qui prennent vraiment en compte toute la réalité de leur vécu et aussi la dimension judiciaire.

Lorsque je forme les thérapeutes psycho-corporels à la Méthode que j’ai créée pour accompagner les victimes, la Méthode Coeur Pivoine Corps Précieux, je leur apprends à accompagner une victime dans ses démarches judiciaires. Car si la guérison ne passe pas par la condamnation de l’auteur des faits, aller déposer sa plainte permet cependant de se délester d’une part de ce vécu et des violences qui ne nous appartiennent pas. Alors, j’apprends à mes stagiaires à aider une victime à écrire sa plainte au procureur de la République, à se préparer à l’audition des gendarmes, à s’assoir dans son corps avant une confrontation, à affronter l’auteur devant une cour d’assises.

Nous avons un grand besoin que l’ensemble des soignants soit formé à toutes les dimensions qu’implique la prise en charge d’une victime de viol, pas uniquement de traiter de quelques symptômes comme le retour du sommeil ou de la joie.

Il est temps de prendre conscience que les victimes de violences sexuelles ont le droit d’avoir des soins adaptés qui prennent en compte toute la réalité des traumatismes qu’elles ont subi, le système juridico-éducatif dans lequel elles baignent. Qu’on les considère dans leur parole. Qu’on ose écouter attentivement, questionner et demander. Qu’on les aide à renouer avec leur corps, à sentir qu’elles sont vivantes à l’intérieur.

Lorsque j’ai créé la formation Accompagner les blessures de l’intime, Devenir thérapeute psycho-corporelle spécialisée dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles et autres psycho-traumatismes, ma volonté était avant tout de former des professionnels à la prise en charge des victimes d’inceste. Je voulais qu’ils fassent ce dont moi j’aurais eu besoin. Et non pas sur des années de prise en charge mais à court terme.

Lorsque j’accompagne des victimes de viol, je prends en compte toutes les dimensions des violences sexuelles qu’elles ont subi. J’analyse la stratégie de l’agresseur, qu’a-t-il dit ? fait ? quels sont les symptomes de la victime ? Est-elle encore en danger ? je l’aide à renouer avec les institutions qui seront les plus soutenantes pour elle. Nous rédigeons sa plainte. Nous faisons ensemble les exercices de reconnexion au corps, au coeur et à la puissance d’être. On analyse son schéma familiale. Ses anciennes blessures. On travaille son rapport à sa sexualité. On remet des mots sur ses grossesses, ses accouchements, le décès d’un proche. On identifie ses ressources physiologiques, physiques, psychiques, corporelles, émotionnelles, économique. Je la solidarise avec d’autres professionnels avec qui je travaille. Elle n’est plus seule. Elle avance. Elle revit, commence à re-respirer.

La Méthode Coeur Pivoine – Corps Précieux que j’ai créée et que je transmets aux thérapeutes qui veulent se former a pour but d’aider dans sa globalité les victimes de violences sexuelles et pas seulement sur un pan de leur réalité. Nous travaillons la reconnexion au corps, l’estime de soi, la confiance en soi, la puissance d’être et le sens de cette expérience terrible que la personne a vécu, et cela dans le respect de la loi, notamment de la loi pénale française.

Il est temps qu’un plus grand nombre de thérapeutes soient formés, des thérapeutes qui osent demander : « quand vous me dites « il a voulu que je le touche avec ma bouche », est ce que vous avez un goût qui revient dans votre bouche quand vous me le dites ? car ça s’appelle une reviviscence gustative. On va travailler dessus pour ne plus que ça vous gène. C’est normal d’avoir ce symptome là même si c’était il y a dix ans. Est-ce que vous avez des odeurs aussi qui vous reviennent ? et que vous ne contrôlez pas ? On va travailler dessus aussi.

Pour plus d’informations, RDV sur la page FORMATION du site.

Formation pour accompagner les victimes d’agressions sexuelles

Formation pour accompagner les victimes d’agressions sexuelles

En ce moment, la presse publie de plus en plus de récits de victimes de viols et agressions sexuelles et c’est une bonne chose pour permettre notamment aux victimes d’agressions sexuelles d’identifier ce qu’elles ont réellement subi.

La particularité de l’agression sexuelle est qu’elle est une atteinte sexuelle sans acte de pénétration. Elle n’en est pour autant pas moins traumatisante et les conséquences psychotraumatiques sont tout aussi réelles et difficiles à atténuer.

Les agressions sexuelles sont presque devenues une conduite courante tellement elles sont nombreuses. Et, les victimes ont beau manifester leur mécontentement, leur non consentement, leur désapprobation, c’est comme si on ne voulait pas les entendre.

Les agressions sexuelles sont tous ces gestes, regards, mots à consonnance sexuelle qui viennent heurter, blesser, faire souffrir les personnes. Elles sont autant de situations qu’il y a de stratégie des auteurs.

Il n’est pas rare que les victimes d’agressions sexuelles tout comme les victimes de viols ou d’inceste se dissocient au moment où elles traversent l’agression. Elles se réfugient alors dans un ailleurs, un poster sur un mur, une fenêtre, le son de la pluie, l’odeur de leur foulard, la forme d’un passant dans la rue.

L’une des principales difficultés de la victime d’agression sexuelle est de considérer que l’impact de ce geste dans leur corps puisse causer les mêmes dégâts que celui d’un viol. Elles se disent souvent qu’il y a pire, que leur situation est moins grave qu’une autre, que ça n’a pas duré si longtemps, que ça n’était qu’une seule fois, et pourtant… Pourtant tous les symptomes sont là, révélateur de la souffrance induite par la blessure intime qu’elles ont subi. Elles y pensent et repensent. Cela les rend triste. Elles acquièrent de nouvelles réactions, de sursaut, de peur, d’anxiété, d’angoisse, de panique, bien qu’elles ne fassent pas toujours le lien avec l’agression.

Et, difficulté supplémentaire, la reconnaissance de son statut de victime d’un délit est peu considéré. La victime devra partir en reconsidération d’elle-même, de sa place dans la société, de son droit d’exister, de ne pas être agressé, pour enfin parvenir à se sentir libre de nouveau, d’aller où bon lui semble, comme bon lui semble.

Pour les soignants ou thérapeutes, l’agression sexuelle est parfois difficile à appréhender tant elle est courante. Son intensité traumatique et son retentissement sont souvent peu considérés. Parfois même les soignants eux-mêmes agressent sexuellement. On pense notamment aux violences obstétricales ou gynécologiques qui manquent parfois d’un cadre respectueux du consentement du patient à un geste dit médical.

Lorsque je forme les thérapeutes psycho-corporels à la Méthode Coeur Pivoine Corps Précieux que j’ai créée pour accompagner les victimes, je leur apprends à considérer tous les ressentis des victimes. Un pincement pour l’une est une blessure insupportable pour l’autre. La considération de la parole de la victime, de ses ressentis, à elle, peu importe le contenu de la loi est la base pour appréhender ses souffrances et lui permettre de trouver la voie de l’apaisement et de la renaissance.

Nous avons plus qu’un grand besoin que l’ensemble des soignants, quelque soit leur métier, soit formé à toutes les dimensions qu’implique la prise en charge d’une victime d’agression sexuelle et non pas uniquement pour traiter quelques symptômes comme une baisse de l’anxiété ou la réduction du nombre d’attaques de panique.

Il est temps de prendre conscience que les victimes de violences sexuelles ont le droit d’avoir des soins adaptés qui prennent en compte toute la réalité des traumatismes qu’elles ont subi, le système juridico-éducatif dans lequel elles baignent. Qu’on les considère dans leur parole. Qu’on ose écouter attentivement, questionner et demander. Qu’on les aide à renouer avec leur corps, à sentir qu’elles sont vivantes à l’intérieur.

Lorsque j’ai créé la formation Accompagner les blessures de l’intime, Devenir thérapeute psycho-corporelle spécialisée dans la prise en charge des victimes de violences sexuelles et autres psycho-traumatismes, ma volonté était avant tout de former des professionnels à la prise en charge des victimes d’inceste. Je voulais qu’ils fassent ce dont moi j’aurais eu besoin et que j’ai mis des années à trouver.

La formation Accompagner les blessures de l’intime vise à permettre aux futurs thérapeutes de considérer dans son ensemble la personne et non simplement comme une accumulation de symptômes dont le coeur et l’esprit ne doivent pas être considérés.

Certains exercices psycho-corporels que j’ai développé comme le Coeur Pivoine ou La lumière d’Amour sont des ressources précieuses qui devraient être diffusées le plus largement possible et qui devraient permettre aux victimes de ressentir immédiatement un soulagement. L’utilisation de la cohérence cardiaque tend à se développer mais elles devraient l’être encore plus notamment durant les auditions de victimes et les expertises. Réduire l’intensité émotionnelle d’une victime l’aidera à mieux appréhender toute situation présente.

La Méthode Coeur Pivoine – Corps Précieux que j’ai créée et que je transmets aux thérapeutes qui veulent se former a ainsi pour but d’aider dans sa globalité les victimes de violences sexuelles et pas seulement sur un pan de leur réalité. Nous travaillons la reconnexion au corps, l’estime de soi, la confiance en soi, la puissance d’être et le sens de cette expérience terrible que la personne a vécu, et cela dans le respect de la loi pénale française.

Il est temps qu’un plus grand nombre de thérapeutes soient formés, des thérapeutes qui osent s’investir, prendre à bras le coeur les ressentis des victimes, fassent les exercices avec leur patient, se placent en empathie complète avec leur patient.

Pour plus d’informations, RDV sur la page FORMATION du site.

La chaîne Youtube Guérison Pivoine

La chaîne Youtube Guérison Pivoine

A l’occasion de la St Valentin, je suis heureuse de vous annoncer le lancement de la chaîne Youtube Guérison Pivoine dans laquelle vous pourrez retrouver en vidéos mes réflexions, mes astuces, mon expérience de guérison et des histoires.

Je vous souhaite une belle découverte !

Les violences sexuelles et le confinement

Les violences sexuelles et le confinement

Que vivent les victimes de violences sexuelles durant le confinement ?

Que se passe-t-il pour les personnes qui sont victimes de violences sexuelles durant le confinement ?

Que vivent les victimes de violences sexuelles qui étaient en procédure avant le confinement ?

Voici autant de questions auxquelles la conférence en ligne en accès immédiat à toutes et tous répond.

INSCRIVEZ-VOUS ICI pour y avoir accès dès à présent ! On a besoin de vous !

Comment apaiser une victime de violences sexuelles ?

Comment apaiser une victime de violences sexuelles ?

J’organise ce dimanche à 18h une Conférence 100% en ligne sur le thème Comment apaiser une victime de violences sexuelles ? Et faire évoluer sa pratique professionnelle ?

L’occasion de se retrouver ensemble pour échanger et approfondir sa façon de faire dans l’accompagnement des blessures de l’intime.

Mon parcours d’écoutante au Collectif féministe contre le viol m’a amenée à développer une pratique professionnelle très adaptée à la situation des victimes de violences sexuelles.

Venez découvrir laquelle !

Les inscriptions se font sur ce lien : https://coeurpivoine.learnybox.com/inscription-copie/

A dimanche

Thème : Overlay par Kaira. Cabinet de Thérapie psycho-corporelle - Jennie Desrutins - Siret 517.714.119.00057
1 rue du Muguet, 56850 CAUDAN