Aujourd’hui est la Journée mondiale de sensibilisation au deuil périnatal.

J’avais 12 ans lorsque j’y ai été confrontée. Je ne savais pas ce qu’était le deuil périnatal. Je ne connaissais pas cette expression. Je me souviens surtout de la joie de ma mère à m’annoncer que ma marraine allait accoucher de sa petite fille. On l’attendait. On parlait d’elle. On avait hâte. Toute la famille était remplie de joie.

J’avais eu une phrase terrible quelques heures avant que ma mère ne rejoigne ma marraine pour l’accouchement. J’avais dit le “bébé va arriver mort”, “ou vif” m’étais-je tout de suite reprise. Que venais-je de dire là ?

Dans la nuit, ma mère est venue me réveiller pour m’annoncer que le bébé était mort. Le Lendemain, j’ai eu plus de détails. J’ai su que ça faisait déjà trois jours que Léa était morte dans le ventre de ma marraine. C’était terrible. Je me souviens de la cérémonie à la Chapelle. Je me souviens de la tristesse de ma marraine. Je me souviens de tout.

Aujourd’hui, je rends hommage à tous ces parents, toutes ces familles, tous ces personnes qui ont perdu un bébé, un foetus.

Je pense aussi à tous les parents, ces femmes, ces hommes qui traversent des parcours du combattant pour avoir un enfant et dont les ovocytes n’arrivent pas à maturité après fécondation.

Je pense à toutes ces personnes qui auraient aimé partager la vie d’une nouvelle âme dans leur foyer et qui n’ont pas pu le vivre.

Je pense à vous, je pense à nous.

Je vous adresse toute ma Lumière.